Dialogue et maîtrise de soi sont les deux clés pour obtenir ce que l’on souhaite

Souvent, des craintes émergent des deux côtés lorsqu’il s’agit de discuter de l’augmentation de salaire. En effet, le collaborateur n’ose pas ou hésite de peur que sa demande soit rejetée, mal interprétée, ou lorsqu’il n’a pas réalisé ses objectifs. Autrement dit, il n’est pas en position de force puisqu’il n’est pas bien préparé pour apporter des éléments  concrets à son manager direct. Dans certains cas, le collaborateur se base sur des fondements plus personnels sans rapport avec l’entreprise (crédits bancaires, pouvoir d’achat…).

Pour réclamer une hausse du salaire, on doit être en mesure de répertorier ses réussites en restant dans un cadre professionnel et en choisissant le moment propice pour échanger. On doit démontrer à la hiérarchie sa valeur ajoutée et l’intérêt que l’on porte à l’entreprise. Si ces conditions sont réunies, il est légitime de demander un réajustement et/ou une augmentation de salaire.

Nous savons tous que la rémunération permet de favoriser un sentiment de reconnaissance et doit être basée sur un principe de transparence et que le collaborateur doit être rémunéré à sa juste valeur. Mais celui qui ne sait pas négocier se retrouve vite lésé. Il faut retenir qu’une augmentation peut être collective et/ou individuelle, si les résultats de l’entreprise le permettent. Dans le cadre individuel, elle peut être la résultante d’une acquisition de compétences nouvelles à la suite d’une formation spécifique demandée par le supérieur hiérarchique, d’une validation des acquis, d’une évolution de poste, d’un élargissement d’activité ou de responsabilité, d’un changement de lieu de travail ou de bons résultats constatés lors d’une évaluation annuelle.

En principe, la demande d’augmentation se fait en premier auprès du supérieur hiérarchique direct en mesure d’évaluer ce que le collaborateur accomplit. Si l’on sait que l’entreprise ne peut toujours pas accorder une augmentation de salaire, il est légitime de négocier d’autres avantages (par exemple : voiture de fonction, carte de carburant, abonnement à un club de sport, horaires aménagés, congé sans solde…

Dans certaines entreprises organisées et développées, le processus d’augmentation de salaire se déclenche automatiquement en fonction des grilles déjà annoncées par la DRH à l’ensemble des collaborateurs ; le moment est planifié, le coefficient d’augmentation est annoncé bien avant.
Reste, après, l’approbation de la décision.

Dans le cas de refus de la part du manager, certains collaborateurs sont tentés d’exercer une pression, d’autres créent une mauvaise ambiance de travail en suscitant des conflits… Au lieu de cela, le collaborateur doit approfondir les raisons de ce refus. Eventuellement, il doit chercher un compromis : solliciter une augmentation en deux temps avec un accord sur le calendrier (ex : dans 6 mois) ou sur la réalisation d’un objectif spécifique.
Le collaborateur peut aussi demander un engagement ferme sur une date de renégociation à partir de critères de réussite/objectifs bien définis.
Une négociation exige de la sérénité : dialogue et maîtrise de soi sont les deux clés pour obtenir ce que l’on souhaite.