Comment est perçu le coaching au Maroc

Selon 36% des répondants, le coaching est assimilé à  du conseil, alors que 11% le définissent comme une thérapie. Les références viennent en tête du choix d’un coach.

Après une première enquête sur le coaching réalisée par l’Association Maroc Coaching en 2008, le cabinet Cap RH vient de procéder à une nouvelle enquête sur le coaching en sondant près de 470 personnes, dont des dirigeants, cadres, étudiants et autres sur la perception du coaching. On retiendra que le concept reste méconnu, mais surtout fait l’objet d’un amalgame avec le conseil, la formation ou encore la thérapie.

Selon 36% des répondants, le coaching est assimilé à du conseil alors que 11% le définissent comme une thérapie et que 31% le voient comme une sorte de fusion entre le conseil et la thérapie. Seulement 22% le perçoivent réellement comme un accompagnement. Pis encore, 24% de l’échantillon le voient comme un effet de mode et non pas un outil de management ou encore de cohésion d’équipe.

Quand on les questionne sur les situations de recours à cette démarche, 25% des sondés le positionnent comme un moyen pour mieux se connaître, 23% pensent qu’il est un moyen de développement personnel. Il est également perçu comme un moyen de conduite du changement (18%), un moyen de gestion des conflits (12%) ou finalement comme un moyen de développer la délégation (6%).
En dehors de l’entreprise, une majorité des sondés (54%) pensent aussi que la démarche est recommandée pour les élèves et les adolescents.

Le coaching est perçu davantage comme une solution pour résoudre des problématiques d’équipe

Par ailleurs, le coaching a encore des galons à gagner : 39% pensent qu’il a sa place dans l’entreprise alors que 36% pensent le contraire. Parmi les récalcitrants, 74% sont des cadres.
Ceci dit, les problématiques d’équipe constituent la principale raison pour laquelle on recourt au coaching pour 41% des personnes interrogées (56% des cadres et 14% des dirigeants notamment), alors que le coaching individuel est cité par 33% des répondants. Globalement, plus de 80% de ceux qui ont été coachés ont été satisfaits de la démarche.

Quant à la nature du coach, les références sont le premier critère pour choisir son coach (29%). Viennent ensuite la recommandation (26%), la formation (23%) et le feeling (18%). Le recours à une association professionnelle de coachs vient en dernier lieu (10%), alors que ce critère est important dans la croissance du coach. Parmi les qualités appréciées chez lui, 26% des sondés veulent avant tout qu’il maîtrise la problématique, 25% optent pour la confidentialité, 23% pour sa capacité d’écoute, 19% pour sa capacité de clarification et enfin 5% pour son éthique.