Ce que proposent les structures d’aide à  la création d’entreprises

De l’accompagnement et du financement chez Moukawalati.
Espace point départ et l’Association des femmes chefs d’entreprise : plus de proximité pour la gente féminine.
Possibilité d’obtenir un prêt de 500 000 DH remboursable sur 5 ans auprès du Réseau Maroc entreprendre.

Elles sont nombreuses et la nature de leurs aides très diversifiée. De l’aide pré-création au financement en passant par la formation, les structures de soutien à la création d’entreprise ne font plus défaut au Maroc. Nous en avons sélectionné quelques-unes.

Programme Moukawalati, Date de création : 2006

Initialement destiné aux diplômés du public ou privé et aux lauréats de la formation professionnelle, le programme Moukawalati a, depuis 2009, élargi sa cible en introduisant les jeunes porteurs de projets disposant du certificat de l’enseignement fondamental.
Il offre plusieurs avantages :

– un réseau de guichets représentant les futurs entrepreneurs ;
– un réseau d’accompagnement opérant selon une identité visuelle standard et des modules d’accompagnement unifiés ;
– un réseau de guichets répartis sur l’ensemble des provinces et villes du Royaume permettant d’assurer une meilleure proximité, avec la desserte de provinces ou préfectures non encore couvertes  ;
– un accompagnement des porteurs de projets en pré et post-création de leurs entreprises ;
– un crédit garanti par la Caisse centrale de garantie (CCG) à hauteur de 85%, laquelle garantie est déléguée aux banques ;
– une avance à l’installation à hauteur de 15 000 DH par projet, avec possibilité d’avoir 10 000 DH juste après l’accord de la banque.

Ainsi, un porteur de projet s’adresse à un guichet où il sera pris en charge par un accompagnateur qui procédera à la présélection du candidat à travers un entretien dont l’objectif est de vérifier l’adéquation profil/projet. Après une préparation, le candidat est invité à passer devant une commission régionale de sélection composée de trois membres, un représentant de l’ANAPEC, le CRI et un banquier. L’objectif de cette commission est de valider l’adéquation profil-projet, l’inscription du projet dans les tendances économiques du bassin de la région ou de la localité et la viabilité financière du projet. Une fois le candidat sélectionné, il intègre un processus d’accompagnement pour élaborer son plan d’affaires dont le concept est basé sur le faire-faire, le candidat est amené à réaliser des études de marché, sur des aspects techniques et sera ensuite assisté dans la finalisation d’une étude financière. Le plan d’affaire finalisé et déposé auprès d’une banque. Après accord, et après constitution d’un dossier complet, le porteur de projet bénéficie du déblocage des fonds bancaires.

Réseau Maroc Entreprendre, Date de création : 2005

Le Réseau Maroc Entreprendre (RME) est une association de chefs d’entreprises qui a pour objet de favoriser l’initiative économique en accordant aux créateurs de PME des prêts d’honneur, sans intérêts et sans garanties, remboursables sur une période de 5 ans, et un accompagnement par des chefs d’entreprises expérimentés qui s’engagent personnellement en apportant leur nom, leur soutien financier et leurs réseaux. Il n’y a pas de limitation ou conditions pour bénéficier des services de l’association. Chaque projet est étudié et valorisé à juste titre. Après étude du dossier, l’entrepreneur bénéficie d’un prêt d’honneur sans intérêt, qui peut atteindre jusqu’à 500 000 DH, remboursable sur 5 ans avec une année de différé. Plus important encore, il bénéficie de l’assistance et du guidage d’un accompagnateur, pendant 3 ans après le lancement du projet. Le Réseau Maroc Entreprendre (RME)  prévoit de s’élargir sur le plan national en créant 7 associations et accompagner 200 lauréats, sur le plan stratégique 2010-2013.

Centre des jeunes dirigeants (CJD), Date de création : 2001

Le CJD propose aux membres un cheminement sur plusieurs années, qui doit correspondre à une progression en terme d’implication et d’engagement pour eux, et en terme de performances pour leur entreprise. Le parcours du CJD se compose de différentes phases que le jeune dirigeant doit établir pour lui-même en collaboration avec son président de section.
Une phase d’observation pendant laquelle il participe à la vie de la section en cherchant d’abord une réponse à ses propres questions, une phase  d’implication où il fait profiter le groupe de sa propre réflexion, de son expérience, une phase de responsabilité où, à travers une mission particulière ou un rôle d’animation, il participe à l’élaboration de la réflexion du Mouvement et de son rayonnement. C’est aussi dans cette phase que le membre a le souci d’expérimenter dans son entreprise le fruit de ses travaux de commission.
La cotisation est de l’ordre de 5 000 DH (règlement entreprise) et  3 000 DH (règlement à titre personnel).
Il existe également un régime spécifique de cotisation «créateur d’entreprise» : Les JD qui ont créé ou repris une entreprise bénéficient de 50% de remise sur la cotisation de la première année et de 25% de remise sur la cotisation de la deuxième et la troisième année.

Espod, Date de création : 1991

L’Association marocaine pour la promotion de l’entreprise féminine se donne pour mission la formation aux techniques de gestion et aux nouvelles technologies et l’aide à la création d’entreprises à travers l’accompagnement pour le développement de l’entreprise, l’accès aux marchés nationaux et internationaux. Aucun critère n’est exigé pour bénéficier d’un accompagnement. Il suffit d’avoir un projet bien ficelé.

Fondation banque populaire pour la création d’entreprises, Date de création : 1991

A l’origine du «Crédit jeune promoteur», la fondation a depuis reformulé ses services d’aide à la création d’entreprise. Son cœur de cible : les porteurs de projet âgés de 20 à 45 ans ayant un diplôme.
Les porteurs de projet sélectionnés bénéficient de l’expertise de la fondation à travers un programme de prestations d’accompagnement en phase pré et post-création, leur permettant dans un premier temps, sur une période de 6 mois maximum, de finaliser l’élaboration de leur business plan, renforcer leurs capacités managériales à travers des formations et des stages pratiques au sein des entreprises dans divers secteurs d’activité. Après la création de leurs entreprises, les créateurs sont suivis en phase post-création pendant 2 ans, via des visites de proximité et des formations entrepreunariales, pour assurer la pérennité de leurs entreprises.

Association des femmes chefs d’entreprise (AFEM), Date de création : 2000

L’AFEM est une association axée exclusivement sur l’entreprenariat féminin. Parmi ses principaux services figure le programme Reprofilage, lancé en 2007, et qui s’assigne pour objectif de reformer les femmes diplômées pour pouvoir les intégrer dans le marché de l’emploi. Le programme est constitué de plusieurs étapes, dont l’accompagnement des candidates dès leur reformation jusqu’à leur intégration au sein des entreprises de l’AFEM. Les bénéficiaires du programme sont principalement les femmes diplômées en recherche d’emploi ainsi que les entreprises gérées uniquement par les femmes. L’AFEM dispose également du projet incubateur qui consiste à héberger et accompagner des femmes porteuses de projets pour une durée de 2 ans. Cette formule permet d’offrir aux porteuses de projets un local d’hébergement, une structure offrant des services communs à des coûts réduits et une logistique matérielle adaptée tout en leur assurant un programme d’accompagnement dans l’élaboration et la finalisation technique de leur projet d’entreprise ainsi que le conseil et notamment dans les domaines juridiques, technologiques, financiers, commerciaux et des ressources humaines.

Agence nationale de promotion de la PME (ANPME), Date de création : 2002

L’ANPME intervient principalement dans la phase post-création. A cet effet, elle met à la disposition des créateurs deux programmes d’appui à savoir le programme Imtiaz qui vise à accompagner de manière volontariste les entreprises sélectionnées sur la base d’un contrat de croissance, à travers l’octroi d’une prime à l’investissement matériel et immatériel correspondant à 20% de l’investissement total et plafonnée à 5 millions de DH. Les bénéficiaires apportent au minimum, en fonds propres, 20% de l’investissement total et le programme Moussanada qui vise à accompagner les entreprises dans leur démarche de modernisation et d’amélioration de leur productivité, à travers la mise en place de programmes fonctionnels accessibles à l’ensemble des secteurs.