Baromètre RH de Michael Page : la guerre des talents est plus que jamais d’actualité

Dans certains pays, la tendance est de recruter davantage des profils opérationnels plutôt que de préparer la relève en interne. Près de deux directeurs RH sur trois sont directement rattachés à la direction générale et 80% ont des fonctions stratégiques significatives.

Le cabinet Michael Page vient de publier la nouvelle édition de son baromètre RH. L’enquête a été réalisée dans 65 pays auprès de plus de 25 000 dirigeants ou managers RH. Deux enseignements majeurs à retenir : les perspectives de recrutement sont positives et les directions RH sont de plus en plus associées à la stratégie d’entreprise. Dans cette optique, la guerre des talents fait rage. Au niveau mondial, 48% de dirigeants RH prévoient de renforcer leurs effectifs dans les 12 prochains mois (en France, cette proportion est de 40%). La volonté d’attirer les bons profils va de pair avec la capacité à les garder et à accompagner leur développement.

Si l’on s’intéresse au secteur des technologies, on peut constater que le recrutement et la rétention des talents est la priorité majeure des RH (pour 81% des répondants contre 58% tous secteurs confondus). Ces chiffres s’expliquent notamment par l’intensification de la concurrence et l’accélération de la mise des produits sur le marché impliquant une forte agilité et capacité d’innovation.

Le RH «business partner»

Selon le cabinet Michael Page, les directions RH ont certes conscience de la guerre des talents, mais elles ne prévoient pas pour autant d’adapter leur fonctionnement : 70% des entreprises interrogées n’envisagent pas de modifier la taille de leur équipe RH et 12% envisageraient même une diminution. En France, seulement 21% des entreprises ont augmenté leur budget alloué aux RH. Sur la rétention des talents, même si elles citent volontiers cet axe comme une de leurs priorités, 44% des entreprises n’ont pris aucune mesure spécifique. «Le quart de ces entreprises ne contrôlent pas le turnover de leur personnel et la moitié n’a pas les moyens de motiver les salariés pour éviter les départs».

Au fil des ans, la dimension «business partner» de la fonction RH devient de plus en plus une réalité et contribue aux décisions stratégiques de l’entreprise. Près de deux directeurs RH sur trois sont directement rattachés à la direction générale et 80% ont des fonctions stratégiques significatives. Dans ce cadre, les priorités exprimées sont étroitement liées au suivi des talents (du recrutement jusqu’à la rétention, en passant par la gestion).

C’est là toute la complexité de la mission de la DRH: faire en sorte de remettre l’humain au cœur de l’entreprise (avec un impact positif sur l’engagement et le bien-être des collaborateurs) tout en restant alignée avec les objectifs business de l’organisation.

Source : focusrh.com