Augmentations salariales, bonus, primes… Ce à quoi on devrait s’attendre

• Gel des salaires et augmentations timides durant l’année 2021.
• Pour beaucoup, le salaire reste une composante importante dans l’offre employeur mais elle n’est pas suffisante.

Une chose est sûre. La crise pandémique n’aura pas seulement impacté les recrutements mais aussi pesé sur les salaires.
Bon nombre d’entreprises ont dû faire abstraction des augmentations, primes, bonus, 13e mois et autres avantages durant l’année 2020.
D’après les enquêtes de rémunération menées sur l’année écoulée, l’évolution des salaires observée entre 2019 et 2020 (en moyenne 4% d’augmentation) risque cette année de ne pas dépasser les 2%. Une évidence, du moment que l’effort des entreprises est totalement orienté vers la préservation des équilibres économiques et la préservation de l’emploi.
«Pour 2021, la majorité des entreprises vont observer beaucoup de prudence, car la vraie reprise économique ne sera pas palpable avant juillet», note Houcine Berbou, consultant expert en ressources humaines et fondateur du cabinet Academus M&B.
La plupart des organisations devraient maintenir des protocoles de réduction des coûts et une partie des entreprises va maintenir le gel salarial en 2021, alors que d’autres pourront envisager des augmentations individuelles ponctuelles.

Engagement et fidélisation en péril
Pour ce qui est de la rémunération variable, là encore, les entreprises devront jouer les équilibristes à cause de la baisse des performances globales. En ce qui concerne les bonus, Houcine Berbou tient à rappeler que «les entreprises peuvent envisager de fournir des augmentations ciblées ou d’autres formes de récompenses pour les postes sensibles et les hauts performeurs».
Certes, le gel des salaires et la frilosité des augmentations auront un impact sur l’engagement des salariés mais aussi sur la fidélisation des talents.
Pour beaucoup, le salaire reste une composante importante dans l’offre employeur mais elle n’est pas suffisante. Les entreprises les plus structurées ont bien compris cela et un travail important est réalisé sur les autres dimensions : conditions de travail, politique sociale, équilibre vie personnelle vie privée, et tous les autres processus RH classiques : formation, développement de carrières, et surtout le lien social. Ce dernier a été mis à l’épreuve en raison du télétravail et du confinement. Mais, augmentations ou pas, un effort doit être fait pour le maintenir.

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