Ahmed Ezbakhe : «Le Maroc a besoin de compétences dans des domaines innovants»

Questions à  : Ahmed Ezbakhe, Vice-président aux affaires académiques de l’Université internationale de Rabat.

La Vie éco : Comment se présente la nouvelle année universitaire ?

L’Université internationale de Rabat en est à sa troisième année d’existence.
Notre plan de développement est ambitieux puisque nous envisageons de doubler notre capacité d’accueil en passant de 530 à plus de 1 000 étudiants par an. Pour cette nouvelle rentrée universitaire, nous lançons l’Ecole supérieure d’ingénierie de l’énergie (ECINE) qui a pour objectif de répondre aux besoins de formation d’ingénieurs qualifiés pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Les économies d’énergie et l’exploitation des énergies renouvelables sont devenues aujourd’hui une priorité internationale pour répondre à la fois à la demande énergétique croissante et au défi du réchauffement climatique.
L’ECINE comporte trois spécialités : énergétique et énergies renouvelables, maîtrise de l’énergie et marchés, ingénierie et géosciences pétrolières.
Autre nouveauté, le lancement du master en finance islamique. Le marché de la finance islamique représente actuellement près de 1 400 milliards de dollars dans le monde et s’est imposé dans le paysage du monde de la finance. Le Maroc n’est pas en reste et nous devons être capables de former des cadres sur les différents compartiments de l’industrie des services financiers islamiques. Enfin, nous comptons lancer l’école d’architecture en 2013 avec pour ambition de créer de nouvelles filières de formation dans le domaine.

On assiste à l’émergence de nouvelles formations. Répondent-elles réellement à un besoin local ?

Effectivement, on ne cesse de répéter que la priorité est donnée à la mise en place de pôles d’excellence et, par la même occasion, le Maroc a besoin de compétences dans des domaines innovants. En ce qui nous concerne, la mise en place d’un master en ingénierie aérospatiale ou d’une école d’ingénierie de l’énergie en est un bel exemple. Il s’agit de prendre les devants pour être réactifs par rapport au monde du travail.

Où va la préférence des étudiants ?

Les candidats veulent avant tout une formation qui réponde à leurs attentes, qu’elle soit de qualité et qu’elle leur permet une ouverture à l’international, et ce, quelle que soit la filière ou la spécialisation. Certains bacheliers arrivent avec une idée sur leur parcours académique et savent donc ce qu’ils veulent faire par la suite. Chez nous, par exemple, rares sont les candidats qui se trompent de trajectoire au bout de la première année d’études.

Quels conseils leur donneriez-vous ?

Qu’ils réfléchissent d’abord à leur parcours académique. Ça commence avant le Bac. Ensuite, ils doivent profiter des portes ouvertes organisées par les différentes écoles et universités pour pouvoir s’informer sur les différentes filières. Mais surtout profiter de ces occasions pour discuter avec les professeurs, assister aux différents forums…