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Influences

Vidéo. Hind Lfal : «Nos actions ont touché près de 5.200 écoliers du monde rural»

Discrète, la Fondation Orange communique aujourd’hui sur ses actions et ses nombreuses réalisations. Tour d’horizon de ses divers programmes qui bénéficient davantage aux jeunes, aux femmes et au monde rural, et dont l’objectif principal est l’inclusion numérique et sociale.

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Depuis 23 ans, la Fondation Orange s’active dans toutes les régions du Maroc. Ses nobles missions ont pour principaux objectifs l’accompagnement des jeunes défavorisés, l’autonomisation des femmes, l’insertion sociale des personnes à besoins spécifiques, le développement de l’éducation et la promotion de l’égalité des chances, l’accès à la santé et la promotion de la culture. L’entité accélère aujourd’hui ses actions et consolide ses acquis, confirmant l’efficacité de la politique RSE d’Orange au Maroc, une politique qui se veut un vecteur de changement et un puissant levier d’inclusion numérique et sociale. Le point avec la secrétaire générale d’Orange Maroc et de la Fondation Orange.

Quel bilan peut-on établir pour la Fondation Orange, 23 ans après sa création, et quels sont ses axes d’intervention prioritaires ?
Depuis la création de Médi Télécom en 1999, il y a toujours eu une fondation qui a changé de nom avec l’histoire de l’entreprise. Depuis 2016, elle porte le nom de Fondation Orange et elle s’est toujours intéressée aux populations défavorisées, en essayant d’avoir un impact sur les populations locales, que ce soit les jeunes ou les femmes, qui sont les deux axes importants de la Fondation. Le modus operandi de la Fondation, depuis 23 ans, est le même, à savoir l’assistance des populations locales à travers des partenariats public-privé en vue de réduire la fracture numérique pour les plus défavorisés.

La Fondation Orange est réputée pour ses écoles numériques, lancées en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale. Quel en est le bilan aujourd’hui ?
Pour le moment, 16 écoles ont bénéficié de ce programme, touchant près de 5.200 élèves. L’équipement de 25 établissements est actuellement dans le pipe. Grâce à ce programme, nous dotons des écoles dans le milieu rural, en salles multimédias, en contenus pédagogiques numériques, en plus de kits et de tablettes destinés aux écoliers. Nous avons équipé, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale et le programme Génie, des écoles notamment à Taourirt, Skhirat, Témara, Dakhla. On essaie d’être partout sur le territoire marocain. L’idée est de permettre à ces écoles publiques rurales et aux enfants un accès au numérique et qu’ils soient intégrés dans le monde d’aujourd’hui. On leur prodigue un apprentissage en codage et un certain nombre de contenus pédagogiques.

 

 

Vous avez également initié un programme d’autonomisation des femmes à travers le digital. Que vise-t-il concrètement ?
Nous sommes très fiers de ce programme qui porte le nom de «Maisons digitales». Concrètement, nous travaillons avec des associations locales connues, comme Insaf et AMH, pour faire en sorte que le digital puisse aider les jeunes femmes qui sont prises en charge par ces associations afin de leur garantir une certaine autonomisation financière. On leur apprend, par exemple, à utiliser les réseaux sociaux pour pouvoir vendre leurs produits et à faire un CV. Notre objectif est de les aider, à travers le digital, à sortir de leur situation difficile et précaire.

Vous venez, par ailleurs, de lancer le concept «Orange Village». En quoi consiste ce programme ?
Il s’agit d’un très beau projet qui existe dans 13 pays dans le monde. Nous venons de l’initier au Maroc. Nous avons choisi un village situé dans le Haut Atlas et qui compte 600 habitants. Il est couvert par le service de téléphonie grâce au Service universel des télécommunications du Maroc. On s’est rendu compte que le digital ne faisait pas tout et que ces gens avaient des besoins qui n’étaient pas satisfaits, que ce soit dans la santé ou l’éducation. L’objet du concept est de prendre tout un village et aider ses habitants à remettre à niveau toute leur infrastructure de base (eau, écoles, santé…), et une fois que ces populations auront leurs besoins de base, on pourrait utiliser le digital pour leur permettre d’accéder à la connaissance qu’ils n’ont pas forcément aujourd’hui.

Ce concept sera-t-il dupliqué dans d’autres régions ?
Il s’agit d’un projet-test pour 2023 et nous souhaitons que d’autres projets similaires puissent voir le jour prochainement dans d’autres régions. Il faut rappeler que la Fondation Orange n’opère pas directement, mais via des associations locales qui répondent à nos différents appels à manifestation d’intérêt qu’on publie sur la plateforme de la Fondation. Quand les associations sont retenues, nous finançons les projets. Les équipes de la Fondation Orange et tous les bénévoles d’Orange Maroc, que je remercie d’ailleurs, prennent ensuite en charge la mise en œuvre des projets.

Quelle est votre vision de la lutte contre la fracture numérique et comment l’inclusion numérique peut contribuer à des changements de vie ?
En tant qu’entreprise citoyenne et engagée dans tout le territoire marocain, on préfère mener des actions ciblées qui vont avoir un impact sur la vie et le quotidien des bénéficiaires. Nous ne sommes pas dans les effets d’annonce, nous déployons des programmes avec des opérations concrètes qui peuvent changer des vies. Chez Insaf, par exemple, nous nous penchons sur le cas de jeunes femmes qui trouvent des difficultés à s’insérer professionnellement. Le digital va leur permettre d’accéder à des marchés et être plus autonomes financièrement, ce qui leur permettra de reprendre confiance en elles. Notre objectif est de sortir des femmes de leur misère et qui vont à leur tour pouvoir subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Pour le programme des écoles numériques, si les jeunes enfants apprennent le codage et le numérique et qu’on leur permet d’avoir les mêmes chances que d’autres élèves dans les grandes villes, ça sera notre petite contribution dans l’amélioration de leur vie. Nous ferons notre maximum pour avoir un impact réel sur la vie des gens. Quand on rencontre les présidents des associations partenaires, nous avons un retour très positif. Le fait de donner aux bénéficiaires cette deuxième chance et les sortir de leur isolement, c’est ce qu’on cherche, c’est ce qu’on aime et c’est ce qu’on a envie de faire.

PROFIL

Diplômée en finance du Florida Institute of Technology (USA) et de l’ESSEC (Paris), Hind Lfal a débuté sa carrière en 1996 en tant que consultante au sein du cabinet Arthur Andersen, avant de rejoindre, en 2000, le groupe Cap Info, SSII leader au Maroc. En 2006, elle rejoint le groupe Poste Maroc où elle a occupé plusieurs postes de direction avant d’être nommée directrice générale adjointe en charge des activités postales. En septembre 2021, Hind Lfal a rejoint Orange Maroc en tant que secrétaire générale, devenant ainsi le numéro 2 de l’opérateur télécom, en charge également de la Fondation Orange.