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Culture

2024 : L’année de préservation du patrimoine

Le plan d’action du département de la Culture s’annonce sous le signe de la continuité. Et ce, en se basant sur les orientations de la Stratégie nationale 2026. Éclairages.

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Le département de la Culture devra s’activer sur plusieurs fronts au cours de l’année 2024. En effet, outre le programme d’action «normal» qui consiste en le soutien de l’action culturelle, notamment par l’accompagnement de la création artistique et du livre à travers les salons, l’accent sera mis sur la préservation du patrimoine national dans son ensemble, avec un focus particulier sur la poursuite des chantiers en cours.
Avec un budget prévisionnel global de 5,29milliards de dirhams pour le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, soit pratiquement dans la même fourchette de l’exercice qui s’achève, l’année 2024 s’annonce pour le département de la Culture sous le signe de la poursuite du processus de la mise en œuvre de la Stratégie nationale à l’horizon 2026. En fait, depuis la mise en forme de cette dernière, l’on assiste à la progression de son opérationnalisation. L’année prochaine ne devrait pas déroger à cette règle.

Sur les pas de la Stratégie gouvernementale
S’arrimant aux fondamentaux de ladite stratégie, l’exercice en perspective devra connaître la rénovation, l’extension et le décloisonnement des infrastructures culturelles à travers le Royaume de telle sorte à faire doter le pays d’infrastructures culturelles opérationnelles et ouvertes, lit-on dans la note de présentation du projet de Loi de finances 2024. Bien entendu, le plan d’action prévoit le maintien des programmes et des soutiens à la production dans les différentes expressions culturelles et artistiques (théâtre, musique, livre, etc.) financés notamment par le Fonds national pour l’action culturelle (FNAC). Ce dernier se verra, d’ailleurs, doter d’un budget de 50 millions de dirhams, selon le Projet de budget.

Axe majeur de la Stratégie gouvernementale, on devra également s’attendre à la poursuite de la réalisation des grands projets de restauration, de réhabilitation et de sauvegarde des monuments historiques, ainsi que la construction et l’entretien des établissements à caractère culturel et artistique qui font l’objet de conventions royales ou encore de partenariat, notamment celles entrant dans le cadre des PDR des conseils des régions.
Sur un autre registre, le département de Mohamed Mehdi Bensaid prévoit de prêter main forte aux collectivités territoriales, et ce, en participant à leur équipement par des infrastructures culturelles. En effet, l’ambition est que ces équipements soient de nature à aider, dans les diverses zones du Royaume, le créateur et l’entreprise dans le domaine des arts plastiques et visuels, de l’édition du livre, de la musique et des arts plastiques, visuels et chorégraphiques et du théâtre, précise la note de présentation du PLF. De même que le ministère compte poursuivre sa stratégie en matière d’organisation des manifestations culturelles, notamment les festivals, que ce soit pour le théâtre, la musique ou encore la littérature, lit-on dans le document de présentation. Aussi, le département prévoit la participation dans différentes manifestations et activités culturelles, que ce soit au niveau national et à l’échelle internationale. Ce dernier volet étant inscrit dans le cadre du développement de la diplomatie culturelle, comme le prévoit la Stratégie gouvernementale.

Il est à noter qu’un intérêt particulier sera accordé à la grand-messe annuelle du livre, à savoir le Salon international de l’édition et du livre, sans négliger pour autant les salons régionaux à travers le pays. Mais aussi le Salon international du livre de l’enfant et de la jeunesse de Casablanca, dont la première édition se tiendra en novembre prochain.
Un autre chantier et non des moindres, qui figure dans la feuille de route pour l’exercice prochain et qui consiste en l’achèvement de l’équipement des nouveaux établissements et centres culturels dans différentes villes du Royaume. Et pour être dans l’air du temps, le plan d’action prévoit la dématérialisation des procédures administratives, ainsi que le développement d’une plateforme numérique pour la diffusion des projets culturels. Un chantier d’importance au regard des nouveaux modes de consommation de la production culturelle.

Autant en déduire que, globalement, on garde le cap par rapport à la Stratégie gouvernementale à l’horizon 2026. Celle-ci, on s’en souvient, s’articule autour de quatre axes majeurs, à savoir la protection et la valorisation du patrimoine culturel marocain, matériel et immatériel, le renforcement des infrastructures culturelles sur tout le territoire national, l’innovation et le développement de l’industrie culturelle et créative, un chantier qui tient particulièrement à cœur au ministre de tutelle, ainsi que le renforcement de la coopération internationale et la diplomatie culturelle.


Rétroviseur…

L’année 2023 a été assez riche en événements. Outre la mise en place de la protection sociale pour les artistes, elle a été également marquée par la création du «Label Maroc» et la poursuite des inscriptions du patrimoine marocain :
2 inscriptions au Patrimoine mondial de l’UNESCO et 26 au Patrimoine islamique immatériel de l’ICESCO. Aussi, et dans le cadre du programme «Rabat, Capitale africaine de la Culture», plusieurs activités culturelles et artistiques ont été organisées.
Pour ce qui est du domaine du livre et de l’édition, on retiendra que quelque 395 projets ont bénéficié du soutien du ministère, de même que l’exercice passé a connu la création de 4 bibliothèques.
Sur le rayon du théâtre, 81 projets ont été soutenus, tout en poursuivant le projet Théâtre Move qui compte une soixantaine de pièces. S’agissant des arts plastiques, on parle de 130 projets soutenus, ainsi que l’organisation de quelque 224 expositions.