Business : Tous vers le vert !

Energies renouvelables, construction écologique, mobilité durable, gestion de l’eau et des déchets : le gisement des emplois dans l’économie verte est très important. A condition que l’offre suive…

Alors que les métiers verts se développent un peu partout dans le monde, le Maroc semble trouver sa voie doucement mais sûrement. Et le meilleur reste à venir. Que ce soit dans les énergies renouvelables, la construction écologique, la mobilité durable, la gestion de l’eau, la gestion des déchets et l’aménagement du territoire…l’émergence d’une «économie verte» et son impact sur le monde du travail montre que les efforts déployés pourraient générer des milliers d’emplois dans le domaine de la Greentech dans les décennies à venir. Au niveau national, l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) table sur 150.000 emplois dans le secteur de l’efficacité énergétique d’ici 2030, essentiellement des techniciens et des ingénieurs.

Structurer les filières de formation
Face à ce besoin accru en main-d’œuvre, il est nécessaire de structurer les filières de formation et d’étoffer l’offre, aujourd’hui encore insuffisantes et, ce faisant, créer de l’emploi. L’entrepreneuriat n’est pas en reste. Des initiatives comme le Green Business Incubator du Cluster Solaire aident depuis quelques années les jeunes pousses dans le secteur du solaire et des Green tech. Le Cluster Solaire, pour les énergies renouvelables, le Cluster Menara pour l’agroalimentaire, Bidaya pour le Social Green Tech, le Kluster de la CFCIM ont pu accompagner de nombreux projets dans le domaine, et Réseau Entreprendre, qui a des antennes dans tout le Royaume, peut donc répondre à toutes les problématiques locales.
Les entrepreneurs y sont notamment accompagnés à plusieurs niveaux. Ils peuvent ainsi bénéficier d’infrastructures (bureaux équipés et espaces de coworking), être aiguillés dans le processus de création de leurs entreprises (coaching individualisé, formations adaptées, animations collectives, networking, accès direct aux industriels et laboratoires) et, enfin, prendre connaissance des nombreux dispositifs de financement qui s’offrent à eux. Autant dire que l’écosystème est bien là, au même titre que la demande. Comme on dit, y a plus qu’à franchir le pas !