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Archives LVE 1975. La Sogeta, le principal éleveur du Maroc
Il y a 50 ans, avec le développement et l’amélioration de l’élevage porcin, ovin et bovin, la production laitière avait atteint 20.000 litres par jour.
Pour la campagne 1974-1975 dans le domaine de l’élevage, l’activité de la Sogeta qui gère, on le sait, les terres nues, reprises ou récupérées, s’est portée non seulement sur les interventions permanentes en matière de conduite du cheptel (alimentation rationnelle, prophylaxie, interventions sanitaires), mais tend aussi à une spécialisation de plus en plus poussée de nos cheptels porcins, ovins et bovins.
L’élevage porcin
C’est ainsi que pour le cheptel porcin, le travail de réforme des vieilles truies entrepris au cours de l’exercice précédent et leur remplacement par un nombre plus élevé a été complété par l’importation de géniteurs mâles «Landrace» en provenance d’Allemagne.
Nous envisageons de réaliser d’autres importations de verrats et même de truies afin d’arriver au plus tôt à une production plus élevée et surtout plus régulière en vue de mieux répondre à la demande des transformateurs charcutiers.
À cet égard, il y a lieu de signaler que dans le domaine de la vente des produits, la Sogeta a retenu le principe de passer des contrats annuels avec des transformateurs importants et sérieux à des prix fixes.
Ce système plus intéressant pour les deux parties et, partant, pour l’ensemble de ce secteur d’activité a été préféré à la vente aux enchères, qui a été pratiquée au cours de l’exercice qui a peut-être permis l’obtention de prix très élevés, mais qui n’a pas permis l’approvisionnement direct des transformateurs.
Il est à signaler que la vente de viande porcine a concerné : du 1er octobre 1974 au 31 mars 1975 : 757 porcs charcutiers ou l’équivalent de près de 75.000 kg de viande, et de la création de la Sogeta au 31 mars 1975 : 3.169 bêtes (porcs charcutiers et bêtes de réforme) pour un total de 237.635 kg de viande porcine, soit une recette brute d’environ 1.200.000 DH.
L’élevage ovin
En matière d’élevage ovin, le travail commencé au cours de l’exercice précédent sera poursuivi, intensifié parfois dans certains domaines.
Il s’agit : du domaine de la production de viande sous forme d’agneaux de boucherie issus du croisement industriel avec des géniteurs «Mérinos» ou «île de France», où la production a atteint 3.500 agneaux dont 2.500 environ seront écoulés sous forme d’agneaux de boucherie.
De l’amélioration des potentialités génétiques de notre cheptel par le remplacement des brebis réformées ou peu productives par des agnelles et des antenaises de meilleure conformation et de meilleures potentialités génétiques.
Du domaine de la production de géniteurs de race pure (île de France et Mérinos) où l’effort en vue de constituer ou reconstituer des troupeaux de race sera poursuivi intensément.
Cet effort, commencé au cours de l’exercice précédent, commence déjà à porter ses fruits en ce qui concerne le Mérinos, puisque nos élevages ont été visités cette année par la Commission de sélection ovine.
À cet égard, il y a lieu de signaler que le nombre de bêtes présentées par la Sogeta pour la race Mérinos précoce représente 45% des bêtes présentées dans l’ensemble du Maroc.
Les visites de la Commission étant à présent terminées, nous pouvons avancer que les résultats sont encourageants.
L’élevage bovin
En matière d’élevage bovin, l’orientation de la production vers les élevages de race s’est accentuée par l’importation d’un important effectif de génisses pleines en provenance d’Allemagne. 1.463 bêtes (1.063 Pie-Noires et 400 Pie-Rouges) ont été ainsi importées entre novembre 1974 et février 1975.
Elles ont été implantées près des principaux centres de Casablanca, Rabat, Kénitra et Tanger, elles permettront de faire passer la production laitière de la Sogeta, au cours de l’été, à près de 20.000 litres par jour.
Le nouvel effectif de bovins et sa composition (prédominance de bêtes de race pure) permettront à la Sogeta de jouer un rôle plus important dans les domaines de la satisfaction des besoins du pays en lait et viande, voire dans le domaine de l’amélioration du cheptel bovin du pays par la rétrocession de jeunes bêtes d’élevage.

