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Archives 1975 : 65% de la population vit de la terre
Il y a 50 ans. L’agriculture reste la base de notre économie. L’importance de l’agriculture illustrée à la FIC. En voici le topo chiffres à l’appui.
Le pavillon de l’Agriculture et de la réforme agraire à la Foire de Casablanca donnait de fort intéressantes indications sur ce secteur très important de notre économie. Des tableaux, des chiffres, des statistiques dressaient un panorama complet et surtout récent de ces activités.
L’importance de ce secteur apparaît en deux lignes : sur les 17 millions d’habitants du Maroc, 11 millions, donc 65%, vivent de l’agriculture. L’utilisation des terres se répartit ainsi :
Terres cultivables : 7.300.000 hectares;
Terres de labour : 6.951.200 hectares;
Terres ensemencées : 5.309.000 hectares;
Jachères : 1.641.300 ha;
Plantations fruitières : 349.400 hectares
Eucalyptus privés : 59.400 ha
Reboisements domaniaux : 230.000 ha ;
Forêts naturelles : 4.900.000 hectares;
Terrains mixtes de pacage : 34.710.000 ha.
La répartition des terres cultivables se présente ainsi :
Pour les terres collectives : 6.000.000 hectares, soit 46,1%;
Terres Melk : 6.200.000 ha; soit 47,7%;
Terres domaniales : 700.000 hectares, soit 5,4%;
Terres habous : 100.000 ha, soit 0,8%;
Le nombre de foyers se livrant à l’exploitation de ces terres est d’environ 1.700.000. On sait l’effort particulier qui est entrepris depuis l’Indépendance par l’État marocain pour accroître la production de ces terres et en particulier en procédant à une politique de barrages et d’irrigation. À la fin de 1974, une superficie de 393.645 ha de ces terres était irriguée.
Le secteur agricole occupe donc la priorité première dans notre Plan quinquennal 1973-1977, précisément sous la forme de développement de l’irrigation (objectif : le million d’hectares), mais aussi l’encouragement des cultures sous différentes formes.
90% pour les céréales
Les céréales occupent la plus grande superficie des terres cultivables (90%) avec un rendement qui est variable suivant les années et les conditions climatiques, mais que l’État s’efforce d’augmenter en utilisant notamment des sélections dans les semences. La production, ces dernières années, variait entre 40 et 60 millions de quintaux par an, ce qui obligeait le Maroc à importer le complément pour répondre à une demande qui est en moyenne supérieure à cette production d’environ 10 millions de quintaux. Le rendement moyen est de 8 à 10 quintaux à l’hectare. SM HassanII a indiqué l’an dernier aux cultivateurs que l’on devait pouvoir atteindre un rendement au moins du double.
Les cultures industrielles
On sait que le plan sucrier prévoit un équilibre entre la production et la consommation marocaine, alors qu’actuellement il reste nécessaire d’importer environ 40 à 45% du sucre consommé, entraînant ainsi de lourdes sorties de devises. La vulgarisation des cultures aussi bien en betterave qu’en canne vise à la fois l’extension des superficies plantées et un accroissement du rendement. En 1973, les superficies plantées de betteraves étaient de 57.648 hectares pour une production de 14.785.000 qx. On prévoit 61.064 hectares pour 1975, pour 19.500.000 qx. Le plan pense atteindre plus de 20 millions de quintaux en 1976 et plus de 22 millions en 1977 à la fin du Plan.
Parallèlement, la production de sucre atteignait 270.000 tonnes en 1974 pour une consommation de 500.000 tonnes et 278.000 tonnes pour une consommation de 519.000 tonnes en 1975. En 1977, on espère atteindre une production de 341.000 tonnes contre 550.000 tonnes de consommation.
Parmi les cultures industrielles entre aussi le tournesol pour lequel des efforts particuliers ont abouti à l’extension des surfaces consacrées, en passant de 15.927 hectares en 1973 à 25.321 en 197, pour atteindre 112.000 en 1975.
Le coton, enfin, devrait progresser cette année tant en superficie plantée qu’en production :
En 1973, pour 16.268 hectares, on avait produit 17.818 tonnes;
En 1974, pour 13.874 ha, on atteignait 13.000 tonnes, mais cette année, il est prévu, pour 22.150 ha, 31.000 tonnes. À la fin du Plan quinquennal, on pense que 24.700 ha seront plantés, pouvant produire 40.000 tonnes.

