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Archives 1965 : Relance effective de l’activité touristique à Tanger

Il y a 60 ans, quatre nouveaux hôtels devaient être construits, pour un investissement de 1 milliard de francs. 3 autres projets sont en outre prévus. De larges facilités de crédit sont accordées aux investisseurs à travers la Caisse de Crédit hôtelier.

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Les perspectives particulièrement encourageantes qui se manifestent en faveur du tourisme, les premiers résultats très satisfaisants obtenus par les investisseurs sérieux, d’une part, et, d’autre part, les larges facilités de crédit accordées par la Caisse de Crédit hôtelier ont suscité à Tanger des initiatives qui viennent de prendre corps.

Ce n’est d’ailleurs pas sans une arrière-pensée que le gouverneur de la ville a tenu à accorder les autorisations nécessaires en même temps, de manière à mieux frapper l’imagination.

Ces autorisations concernent trois nouveaux hôtels, représentant ensemble un investissement de l’ordre d’un milliard de francs, et deux extensions représentant 350 millions de francs. Ces nouvelles réalisations vont certainement insuffler un souffle nouveau à l’économie tangéroise.

Le financement de l’État présume l’exigence de garanties extrêmement sérieuse dont la présence du permis de construire n’est qu’un élément préalable. Par la suite, l’État doit s’assurer de la compétence et des références des promoteurs.

En effet, en cas de déconfiture de l’entreprise, l’État resterait propriétaire d’un établissement hôtelier ou d’un immeuble peut-être invendable.

Deux projets d’extension d’hôtels sont commencés : agrandissements du «Chellah» (49 nouvelles chambres pour 150 millions) et construction de bungalows annexes au Pasadena (65 chambres pour 300 millions de francs). Trois nouveaux hôtels seront construits : le premier, l’Ibn Batouta, s’élèvera à la rue du Mexique, au cœur de la ville.

Il abritera restaurant, cabaret de nuit en sous-sol, solarium, «cafeteria» et six magasins, pour un investissement d’environ 4 millions de dirhams. Il sera construit par la Société marocaine d’hôtellerie (en cours de constitution et représentée par l’entreprise de Abdellah Hadj Nassar).

Un autre hôtel de 100 chambres sera construit sur l’avenue d’Espagne, à côté de l’hôtel Miramar, par la «Chaîne d’or», animée par Hamid Skali, avec des projets similaires à Fès et à Marrakech. Cet hôtel aura huit étages et sera de la classe 4 étoiles : salle de bains dans chaque chambre, restaurant panoramique, piscine climatisée. Le chiffre avancé pour sa réalisation (3,5 millions de dirhams) semble sujet à révision.

Enfin, boulevard Mohammed V, «Tanjah-Flandria» est dû à des investissements franco-belges. Le coût de réalisation de cet immeuble s’élèvera à environ 6 millions de dirhams.

Enfin MM. Rajani et Kettani ont obtenu le permis de construire un hôtel de 53 chambres en 5 étages, classé trois étoiles, dans la rue Justien (prolongement de la rue Cujas et au-delà de la rue Washington près du Tribunal). Le «Saluan» ne reviendrait qu’à un million trois cent mille dirhams et sa construction ne prendrait qu’un an, contre quinze à dix-huit mois pour les plus grands immeubles.

Le gouverneur de Tanger a signalé en outre que deux autres projets de construction allaient sans doute être approuvés. Il s’agit de celui du grand hôtel de 180 chambres au quartier San Francisco et du Grand Hôtel Villa de France. Enfin, le permis pour le Salam Hôtel au Parc Brooks a déjà été accordé.

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