Le gouvernement a décidé de ne pas dévaluer le dirham

Le dirham est resté à  l’abri des grandes tempêtes qui ont secoué les monnaies mondiales.

Lundi 20 décembre, Mustapha Faris, secrétaire d’Etat aux finances, a annoncé devant le Parlement que le gouvernement avait estimé que le maintien de la parité or du dirham paraissait la solution la plus appropriée et que, dans ces conditions, le gouvernement avait décidé de maintenir cette parité à son état actuel.

M. Faris a saisi cette occasion pour apporter d’intéressantes précisions sur les conséquences possibles de la crise monétaire mondiale sur le Maroc. Le secrétaire d’Etat aux finances a reconnu qu’il était tentant, dans le cadre d’une politique de facilité, de procéder à la faveur du vaste remaniement opéré à l’échelle planétaire, à une dévaluation du dirham. Il est possible d’ailleurs que cette solution ait été envisagée. Elle aurait permis de rendre le tourisme au Maroc plus attrayant, de rendre plus compétitives certaines de nos exportations, mais finalement la voie de la stabilité a paru plus payante et c’est à juste raison que le gouvernement s’est refusé à modifier la parité du dirham. Il faut d’ailleurs souligner qu’il n’y avait pour le Maroc aucune nécessité de procéder à un tel remaniement. Bien protégé par un système de changes qui sait faire preuve, quand il le faut, de la souplesse nécessaire, le dirham est resté à l’abri des grandes tempêtes qui ont secoué les monnaies mondiales.