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Edito

Réactivité gouvernementale face aux crises

Ce qui se dessine aujourd’hui est donc un modèle de gouvernance de crise basé sur trois piliers : anticipation, coordination et action rapide.

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Dans un contexte international marqué par une instabilité croissante, la capacité des États à réagir rapidement aux crises constitue un indicateur clé de la solidité de leur gouvernance.

Au Maroc, la gestion proactive des chocs externes s’inscrit désormais dans une logique institutionnalisée. La récente réunion présidée par le chef de gouvernement, Aziz Akhannouch, pour évaluer l’impact des tensions géopolitiques au Moyen-Orient sur l’économie nationale, illustre cette approche anticipative et structurée.

L’Exécutif a de nouveau mis en place un comité ministériel chargé de suivre l’évolution de la situation et ses répercussions potentielles. Cette démarche témoigne d’une volonté claire : ne pas subir les crises internationales, mais les anticiper afin d’en limiter les effets sur les citoyens et sur les équilibres économiques du pays.

Lors de cette première réunion, plusieurs scénarios d’impact ont été présentés par les départements concernés, accompagnés de propositions de mesures destinées à protéger le pouvoir d’achat des Marocains.

Cette réactivité s’est traduite par des décisions concrètes et immédiates. Parmi les mesures phares figurent le maintien du soutien au gaz butane ou encore la subvention des tarifs de l’électricité. Mais l’intervention gouvernementale ne s’arrête pas à la protection directe des ménages.

Conscient du rôle stratégique du secteur du transport dans l’approvisionnement des marchés et la mobilité des citoyens, l’Exécutif a également annoncé un soutien direct et exceptionnel aux professionnels du transport routier (voir p.6).

Au-delà de ces mesures ponctuelles, cette démarche s’inscrit dans la continuité d’une stratégie déjà mise à l’épreuve lors des crises précédentes.

La pandémie de Covid-19, la flambée des prix de l’énergie en 2022 ou encore les perturbations des chaînes d’approvisionnement internationales ont déjà démontré la capacité du Maroc à mobiliser rapidement ses institutions pour protéger l’économie et les populations.

Ce qui se dessine aujourd’hui est donc un modèle de gouvernance de crise basé sur trois piliers : anticipation, coordination et action rapide. L’anticipation passe par la mise en place de mécanismes de veille et de suivi des évolutions internationales.

La coordination s’appuie sur des comités interministériels capables de réunir rapidement les différents départements concernés. Quant à l’action, elle se matérialise par des mesures ciblées visant à amortir les chocs économiques.

Dans un monde où les crises géopolitiques, énergétiques ou climatiques tendent à se multiplier, cette capacité d’adaptation devient un avantage stratégique. En mettant en place des réponses rapides et pragmatiques, le Maroc démontre que la résilience économique repose autant sur la solidité des institutions que sur la rapidité de décision.

La réunion présidée par Aziz Akhannouch s’inscrit ainsi dans une continuité : celle d’un État qui choisit d’agir en amont pour protéger son économie et préserver le pouvoir d’achat des citoyens.

Une approche qui, au fil des crises, consolide la confiance dans la capacité des institutions à faire face aux turbulences d’un environnement international de plus en plus imprévisible.