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Edito

Le citoyen acteur de la richesse collective

Le programme du RNI pour 2026-2031 ne part pas d’une page blanche, mais prolonge et consolide les fondations de l’État social posées depuis 2021. C’est cet héritage qui permet aujourd’hui au RNI de présenter un programme dont les douze mesures ne sont pas juxtaposées, mais véritablement intégrées les unes aux autres.

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Trois engagements, douze mesures : derrière cette architecture limpide, le Rassemblement national des indépendants a choisi de dérouler son Programme pour 2026-2031 selon une méthode rodée, étape par étape, de Fès à Oujda, puis Marrakech.

Loin d’un catalogue de promesses, c’est une feuille de route cohérente qui se dessine, articulée autour du pouvoir d’achat, de la qualité des services publics et de l’inclusion économique par l’emploi.

À Fès, le parti a posé la première pierre : protéger durablement le pouvoir d’achat des familles vulnérables et de la classe moyenne, via un indice social indexé sur l’inflation, un «bouclier épargne» pour l’informel, un SMIG revalorisé et un crédit d’impôt éducation.

À Oujda, deuxième étape, le RNI s’est attaqué à l’accès aux services essentiels: eau, énergie, école et santé, avec des objectifs chiffrés et territorialisés. À Marrakech, enfin, le troisième engagement vise l’emploi, avec une prime de retour à l’activité, une protection inédite pour les travailleurs saisonniers et un fonds de prêts productifs sans intérêts.

Ce qui frappe, au-delà du contenu de chaque mesure, c’est la cohérence d’ensemble. Le parti ne distribue pas des aides isolées, il construit un système où chaque dispositif s’articule au suivant : l’énergie solaire finance le remboursement de son propre équipement, l’épargne informelle devient retraite, la carte du travailleur saisonnier transforme des jours travaillés en droits cumulés.

Ce passage d’une logique d’assistance à une logique d’accompagnement vers l’autonomie ne relève pas de l’improvisation. Il est le fruit assumé d’un bilan : celui du gouvernement dirigé par Aziz Akhannouch durant ces cinq dernières années, que le nouveau président du parti, Mohamed Chaouki, qualifie lui-même d’exceptionnel.

C’est bien là que réside la clé de lecture du Programme 2026-2031 : il ne part pas d’une page blanche, mais prolonge et consolide les fondations de l’État social posées depuis 2021.

Sans la généralisation de l’AMO, sans les réformes engagées dans l’eau, l’énergie ou l’éducation, sans la dynamique de croissance enclenchée, les nouvelles mesures n’auraient ni la même portée ni la même crédibilité. C’est cet héritage qui permet aujourd’hui au RNI de présenter un programme dont les douze mesures ne sont pas juxtaposées, mais véritablement intégrées les unes aux autres.

En définitive, le programme du RNI propose un modèle d’État-plateforme : l’État garantit le plancher, protège les plus fragiles, investit dans les infrastructures lourdes, puis laisse la place à l’initiative individuelle. Une philosophie sociale-démocrate assumée, qui doit sa cohérence et sa crédibilité à l’héritage du mandat 2021-2026.

C’est précisément parce que le RNI peut s’appuyer sur ce bilan que son nouveau programme dépasse le simple exercice électoral pour devenir un véritable projet de société, capable de faire du citoyen marocain non plus un bénéficiaire passif, mais un acteur de la richesse collective.