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Edito

Et si 2026 était l’année de la TPME ?

Comme pour ce qui a été réalisé pour propulser le foot marocain dans la cour des grands, une stratégie holistique est déployée en faveur de ce poumon de l’économie marocaine que constitue la petite entreprise (PME-TPME).

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L’année 2026 est déjà là ! La Coupe d’Afrique des Nations démarre et bien évidemment tous les projecteurs sont tournés vers les stades new-look marocains, les fan-zones animées de spectateurs, les brasseries et cafés bondés de téléspectateurs.

Doublée des fêtes de fin d’année, l’ambiance de la CAN fera que le Maroc économique sera au ralenti, seul le ballon aura droit de tourner à plein régime.

Avant de vibrer avec l’équipe nationale jusqu’au 18 janvier 2026, pour soulever la coupe africaine (c’est ce qu’on espère et qu’on exige des Lions de l’Atlas), faisons un vœu pour cette année qui s’annonce : qu’elle soit l’année par excellence de la TPME marocaine.

Que ces petites entreprises du bled s’inspirent de cette «petite» équipe africaine devenue grande pour rivaliser avec les grandes nations. Car comme pour ce qui a été réalisé pour propulser le foot marocain dans la cour des grands, une stratégie holistique est déployée en faveur de ce poumon de l’économie marocaine que constitue la petite entreprise (PME-TPME).

Une catégorie qui représente 90% du tissu entrepreneurial marocain, comme l’a rappelé le chef du gouvernement lors de son passage au Parlement le 15 décembre courant.

Aziz Akhannouch avait lui-même lancé officiellement un nouveau dispositif gouvernemental de soutien aux très petites, petites et moyennes entreprises en novembre dernier. Le choix du site de lancement n’est pas anodin: c’est depuis Errachidia que le coup d’envoi à ce dispositif avait été donné, comme pour marquer l’importance de l’investissement régional de ce programme.

Gérée par les Centres régionaux d’investissement, cette initiative vise à garantir une répartition équitable des mécanismes de soutien à l’investissement à l’échelle nationale, tout en consacrant la dimension territoriale et en renforçant la gouvernance régionale de l’investissement.

Elle constitue une étape clé dans la mise en œuvre des dispositions de la nouvelle Charte de l’investissement, spécifiques aux TPME, avec trois types de primes prévues : la première est dédiée à la création d’emplois permanents, la deuxième est territoriale et la dernière est spécifique aux activités prioritaires… Les trois subventions cumulées peuvent atteindre jusqu’à 30% du montant d’investissement.

Quelques semaines après son lancement, le dispositif commence déjà à produire des résultats : 63 dossiers d’investissement déposés via la plateforme nationale CRI Invest, totalisant un montant d’investissement d’environ 880 millions de dirhams et la création prévue de 2.200 emplois directs.

Un tel succès est dû aux caravanes de sensibilisation, mais aussi à une implication de tous les partenaires clés que sont la CGEM, le secteur bancaire, ainsi que Maroc PME.

La preuve que l’entrepreneuriat est une question d’équipe: le seul investisseur a beau être un génie, il a besoin d’être assisté pour atteindre le but de voir son projet triompher.