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Edito

Dignité, équité et inclusion

La santé, l’éducation, l’emploi et le soutien direct aux ménages : Quatre piliers qui ne sont plus pensés isolément, mais comme des composantes interdépendantes d’un même édifice.

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Le Maroc est entré dans une nouvelle séquence de son histoire sociale. Un cap décisif a été franchi comme en témoigne le recul de la pauvreté multidimensionnelle ou encore la couverture médicale qui bénéficie désormais à 88% de la population.

Derrière cette performance se dessinent les piliers de l’État social voulu par SM le Roi Mohammed VI et déployé savamment par un gouvernement méthodique et efficace.

Quatre axes structurent cette nouvelle architecture du Maroc social : la santé, l’éducation, l’emploi et le soutien direct aux ménages. Quatre piliers qui ne sont plus pensés isolément, mais comme des composantes interdépendantes d’un même édifice.

En matière de santé, la réforme engagée a permis au Royaume de généraliser l’Assurance maladie obligatoire (AMO). Mais puisque couvrir n’est pas soigner, l’action de l’État s’est articulée autour d’un triptyque : infrastructures, gouvernance, régulation.

Et si la santé protège, l’éducation émancipe. Elle est la clé de voûte de toute mobilité sociale. Le programme des Écoles pionnières incarne cette volonté de transformation systémique de l’école publique. Et la réforme éducative ne se limite pas à l’école primaire.

Le préscolaire constitue l’autre pilier stratégique. De leur côté, les Écoles de la deuxième chance tentent de réparer le décrochage scolaire.

C’est connu, une meilleure éducation aboutit à une meilleure employabilité. Mais l’enjeu n’est plus seulement de créer des emplois, mais de les inscrire dans une dynamique structurelle.

Ainsi, le recul de l’emploi non rémunéré au profit de l’emploi salarié témoigne d’une formalisation progressive du marché du travail. Et si l’investissement joue un rôle moteur, une bataille décisive se joue aussi sur le terrain des compétences, entre autres, à travers le programme Tadaroj.

Le quatrième pilier est peut-être le plus emblématique de la nouvelle ingénierie sociale : l’aide directe aux ménages. Le programme d’aide sociale directe repose sur un principe simple : orienter les ressources vers ceux qui en ont le plus besoin.

Sa mise en œuvre est en amélioration continue. Amortisseur social, il atténue les chocs, réduit la vulnérabilité et soutient la consommation. Santé, éducation, emploi, soutien: ces piliers ne valent que par leur articulation.

Ils ont nécessité un effort budgétaire colossal, rendu possible par une mutation économique. Car comme le répète sans cesse le Chef de gouvernement, encore une fois tout récemment en présentant son bilan devant le Parlement, la vision est celle d’un Maroc où la croissance économique est indissociable de la justice sociale.

La réforme de l’ingénierie sociale, la digitalisation, le suivi-évaluation, renforcés par l’Observatoire national du développement humain, témoignent d’une volonté de cohérence.

Le Maroc se trouve à un point d’inflexion stratégique. Il n’est plus dans la logique du rattrapage, mais dans celle de la performance et de la responsabilité.

L’État social n’est pas une accumulation de programmes, c’est une promesse de dignité, d’équité et d’inclusion. Le chantier est immense. Et dans le quotidien des Marocains, on le constate de visu, l’architecture tient.