Edito
De la suite dans les idées
Dans cette réforme qu’il mène à grands pas ou encore d’autres chantiers prioritaires, l’Exécutif se montre entreprenant, ouvert au dialogue en gardant à l’esprit une obligation de résultat.
Deux principaux axes sont à relever de la dernière intervention du chef du gouvernement devant le Parlement au sujet du secteur de la santé : la médecine de famille et le système d’information hospitalier intégré. Des thématiques qui constituent le plan d’action pour l’année prochaine et qui démontrent surtout l’approche graduelle adoptée par l’Exécutif pour révolutionner le système des soins afin d’assurer une prise en charge hospitalière et financière adéquate des citoyens.
Maintenant que l’assurance maladie obligatoire (AMO) est devenue un acquis pour 22 millions de Marocains bénéficiaires, entre autres via le mécanisme Tadamon, l’enjeu est d’optimiser le système au-delà de son aspect financier. Il s’agit d’assurer au citoyen le meilleur circuit de soins, à la fois efficace et rationnel, afin d’éviter de reproduire les mêmes erreurs qui ont conduit à l’inefficience du RAMED.
Dans ce parcours ordonné de soins, le médecin de famille constitue le premier maillon. C’est le premier contact des patients dans un établissement public de soins, le plus proche possible, pour établir le diagnostic préliminaire. Ces futurs médecins spécialisés seront aussi les premiers à ouvrir un dossier médical personnel numérique des patients. Un support digital qui va pouvoir suivre le citoyen dans tous les établissements de soins auxquels il devrait éventuellement s’adresser. Il s’agit justement de ce système d’information hospitalier intégré (SIH) sur lequel le ministère de la Santé investit lourdement et qui est favorable à l’éclosion de tout un écosystème Healthtech au Royaume avec des start-up locales innovantes, appuyées par des multinationales de renommée.
Le département piloté par Khalid Aït Taleb met évidemment encore plus d’argent dans le réajustement de la carte sanitaire, que ce soit en termes de formation des effectifs et de leur déploiement ou encore dans la mise à niveau, la construction et l’équipement des établissements de soins dans les quatre coins du Royaume. Un budget de 800 millions de dirhams est alloué chaque année pour mettre à la disposition des citoyens les 1.400 centres de santé de nouvelle génération. Et un budget de 30 milliards de dirhams, y compris la contribution de l’État à l’AMO, est alloué au secteur de la Santé dans la Loi de finances 2024.
En annonçant un nouveau palier du plan d’action de cette gigantesque réforme du secteur de la santé et de la couverture médicale, le chef du gouvernement apporte la démonstration qu’il est déterminé à suivre sa feuille de route et à tenir les engagements de son programme gouvernemental. C’est que la majorité est plus que jamais soudée, harmonieuse et complémentaire. Dans cette réforme qu’il mène à grands pas ou encore d’autres chantiers prioritaires, pour ne citer que l’Enseignement, l’Exécutif se montre entreprenant, ouvert au dialogue en gardant à l’esprit une obligation de résultat. C’est tout simplement ce qu’on appelle avoir de la suite dans les idées…