Edito
Comme un air de vacances !
Avec un personnel de l’Éducation nationale mieux valorisé et considéré et un processus d’enseignement mieux adapté (système TaRL), l’école publique est en train de rattraper progressivement son retard pour retrouver son lustre d’antan.
Le mois de juin est là ! Les établissements scolaires s’apprêtent à fermer leurs portes. Les écoliers vont pouvoir profiter des grandes vacances, quasiment trois mois. La chance !
Le contexte se prête alors à établir le bulletin de notes de cette année scolaire, sachant que 2024-2025 restera dans les annales comme l’année de renaissance de l’école publique. La rentrée scolaire avait eu lieu sur de bonnes bases, avec l’adoption, quelques mois auparavant, du statut unifié des enseignants négocié avec tact et fermeté par Chakib Benmoussa.
Son successeur, Mohamed Saad Berrada, a poursuivi sur le même élan de cette réforme en mettant le turbo sur le modèle des écoles et collèges pionniers.
Ainsi, avec un personnel de l’Éducation nationale mieux valorisé et considéré et un processus d’enseignement mieux adapté (système TaRL), l’école publique est en train de rattraper progressivement son retard pour retrouver son lustre d’antan.
Une kyrielle de chiffres est là pour témoigner de l’effort mené par le gouvernement pour réussir cette renaissance éducative : 115.000 employés régularisés dans le secteur, 330.000 fonctionnaires augmentés, 100.000 autres bénéficiant d’indemnités complémentaires, mise en œuvre d’un programme de formation des enseignants avec un budget global avoisinant les 4 milliards de dirhams jusqu’à fin 2025….
À cela, on peut ajouter les 3,1 millions d’élèves ayant bénéficié de la bourse de rentrée scolaire dans le cadre du système des aides sociales directes, les 115.000 écoliers bénéficiant des cantines ou encore les 640.000 bénéficiaires du transport scolaire.
Enfin, il y a ce chiffre de budget global qui culmine à 85 milliards de dirhams en 2025 (contre 68 MMDH en 2019), sachant que l’Exécutif s’emploie à mobiliser 9,5 milliards de dirhams supplémentaires annuellement d’ici 2027.
Ce premier bilan chiffré reflète l’envergure de ce chantier qu’est la réforme de l’Éducation.
Partant d’une vision royale, le gouvernement a fait de cette réforme un axe cardinal de son programme. «Un choix politique aux dimensions souveraines, dépassant la logique de la gestion sectorielle, tout en s’orientant vers l’instauration d’une école publique qui garantisse le développement des capacités et l’ascension sociale», comme l’a souligné récemment Aziz Akhannouch devant le Parlement.
Les piliers d’une école publique garantissant une équité dans l’accès à l’éducation et une égalité des chances sont ainsi en train d’être posés et la confiance des familles marocaines dans le système public est en train d’être rétablie.
La clarté et la crédibilité de l’offre gouvernementale, la réussite du dialogue social sectoriel au niveau du ministère de l’Éducation nationale et la mobilisation des ressources financières ont été les clés de l’enclenchement de cette réforme qui donnera ses fruits pour les générations futures.
La prochaine rentrée scolaire apportera sans doute son lot de nouveautés pour poursuivre ce cursus réformateur…