Chronique
Un bilan copieux, gratifiant et honorable !
Mises les unes à côté des autres, les réalisations de l’équipe gouvernementale actuelle forment, en vérité, un continuum vertueux rarement vécu par la collectivité nationale durant les sept décennies que comptera bientôt l’ère de l’Indépendance.
Tout compte fait, il n’existe au Maroc que deux partis : il y a, en effet, celui du sérieux, de l’innovation et du respect de la parole donnée, et puis il y a celui de la démagogie, des fourberies et de l’incompétence. Le gouvernement d’Aziz Akhannouch a choisi le parti du sérieux, d’«agharass ! agharass !», abandonnant à ses détracteurs celui des lamentos démagos.
Alors que l’actuelle mandature s’approche de son terme, l’honnêteté intellectuelle impose de clamer haut et fort : «Cela fait très longtemps que les Marocains n’ont plus revu un gouvernement avec un bilan aussi copieux, aussi gratifiant et aussi honorable !»
D’aucuns pourraient trouver cette vérité par trop sentencieuse, voire exagérée. Je persiste et signe, quant à moi. J’ajouterais même que le gouvernement Akhannouch, mu exclusivement par un remarquable sentiment patriotique, a réparé une foultitude de fautes catastrophiques héritées de l’inénarrable incompétent que fut Benkirane.
À titre d’exemple, je citerai les 115.000 enseignants contractuels dont la situation administrative et financière a été régularisée, alors même que le pays subissait frontalement les répercussions dramatiques du séisme d’Al-Haouz et les conséquences du conflit russo-ukrainien.
Akhannouch pouvait aisément se délester de ce déluge managérial causé par son nullard de prédécesseur, mais le sens de l’État qui l’anime, lui, a prévalu. Le courage de ce gouvernement tripartite constitue une leçon magistrale en cela qu’il s’est inspiré du volontarisme royal et élu le parler-vrai et la profondeur des réponses aux défis en mode de gestion.
Un bilan copieux, disais-je. D’autant plus copieux que l’opposition peine à trouver des arguments à charge véritablement recevables. Bien sûr que les vieilles rengaines réapparaissent périodiquement pour combler une calamiteuse indigence d’arguments.
On a ainsi droit – en 2025 ! – au vieux sobriquet de «partis administratifs» comme seule réplique au dynamisme du gouvernement piloté par l’Aït-Ammelnien président du RNI. Piètre pétarade ! Comme si le RNI n’avait pas donné au Royaume certaines de ses meilleures pointures politiques !
Comme si Osman, Chiguer, Bencheikh, Benkeddour, Oukacha, Laski, Ghissassi, Mansouri, Dey Ould Sidi Baba, Bentaleb, Benaïssa et bien d’autres eussent compté pour peu dans l’administration du destin marocain, dont certains avec une inégalable maestria !
Arrêtons-nous maintenant un petit moment sur la personnalité du commandant de bord de l’actuel gouvernement. L’urbanité semble être la marque de fabrique du fils de l’illustre nationaliste feu Hmad Oulhaj. Jamais un mot de travers, jamais une offense contre un adversaire ou, a fortiori, un allié.
Ce capitaine d’industrie qui a hérité le souci du bien commun de son père s’est astreint à une humilité à toute épreuve. À cela, il y a lieu d’ajouter une qualité d’écoute unanimement appréciée. Bref, un profil bardé de qualités intellectuelles et surtout morales qui contrastent singulièrement avec les travers particulièrement nauséeux d’un leader islamiste qui a gravement souillé la chefferie de gouvernement de 2011 à 2016.
Oui, «Cela fait très longtemps que les Marocains n’ont plus revu un gouvernement avec un bilan aussi copieux, aussi gratifiant et aussi honorable !»
Au grand dam de ceux qui furent les alliés fusionnels de Benkirane, alors même que leur référentiel était originellement antinomique avec celui du PJD, le triumvirat partisan qui compose l’actuel gouvernement peut s’enorgueillir d’avoir instauré une harmonie jusque-là inégalée avec l’institution royale. La vision royale bénéficie ainsi d’une mise en musique alerte, sourcilleuse et inventive. Qui dit mieux ?
Au sein de ce gouvernement, le sérieux a rejoint la sérénité en dépit des différences de sensibilités politiques entre les trois composantes de l’équipe. Cela nous a changé des clashs récurrents qui ont marqué les deux mandatures pilotées par le PJD.
Les gamineries d’antan relèvent dorénavant d’un passé que les Marocains ne sont pas près de rééditer. Tant mieux !
Oui, tant mieux et heureusement qu’en ces circonstances internationalement si délicates et intérieurement si pressantes, le Royaume bénéficie d’une équipe gouvernementale si performante et en totale harmonie avec le volontarisme royal !
Je n’ose imaginer la dépression générale qu’aurait sûrement provoquée un PJD incapable de gérer les impérieuses conditions d’organisation de la CAN de 2025 et la Coupe du monde de 2030. Le Tout-Puissant en a fort heureusement épargné notre pays et nous lui savons éternellement gré.
D’ailleurs, l’actuelle opposition se distingue par son incapacité à trouver un minimum de concordance entre ses composantes, le feuilleton de la motion de censure avortée en est l’édifiant exemple.
Ma crainte de voir la mémoire collective oublier la catastrophique parenthèse de 2011-2021 grandit à mesure que notre pays s’approche de l’échéance électorale de 2026. Le prochain gouvernement sera celui du Mondial de 2030. Or, l’essentiel des grands projets structurels et structurants attachés à ce rendez-vous historique a été conçu, initié et mis en chantier par le gouvernement Akhannouch.
Quoi de plus normal de permettre à ce dernier de conduire le parachèvement de cette œuvre colossale dont les Marocains attendent l’enclenchement de l’émergence totale ?
Mises les unes à côté des autres, les réalisations de l’équipe gouvernementale actuelle forment, en vérité, un continuum vertueux rarement vécu par la collectivité nationale durant les sept décennies que comptera bientôt l’ère de l’Indépendance.
Le gouvernement Akhannouch mérite donc toute notre confiance. Je repersiste et resigne : «Cela fait très longtemps que les Marocains n’ont plus revu un gouvernement avec un bilan aussi copieux, aussi gratifiant et aussi honorable !»