Chronique
Sévissons contre les traîtres de la patrie !
Si l’on comprend parfaitement l’attitude hargneuse (d’alger) qui perdure depuis des décennies, on peine à comprendre les assauts autrement plus nauséeux que lancent crescendo des Marocains de l’intérieur et du monde contre leur propre pays.
Depuis deux semaines, on assiste, principalement sur la toile, à l’une des campagnes les plus enragées jamais lancées contre le Maroc, son Souverain, ses institutions et même son modèle religieux du juste-milieu.
Cette campagne multidimensionnelle n’est sûrement pas due au hasard. Elle intervient dans un contexte marqué par une cascade d’évènements internationaux et régionaux.
Le tonitruant retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, la détérioration accélérée des relations franco-algériennes, l’imminence de l’inauguration de la deuxième route reliant le Maroc à la Mauritanie, l’approche de la prochaine réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara…, autant d’éléments conjoncturels défavorables au régime des caporaux d’Alger.
Ces usurpateurs sans idées sont terrifiés par l’issue du conflit saharien qui se profile à vue d’œil non seulement dans les arcanes de l’ONU, mais également sur la scène africaine où l’Algérie ne compte plus pour véritable et unique allié que Prétoria. La fin diplomatique du dossier du Sahara marocain équivaut – la camarilla d’Alger en est convaincue – à la déconfiture du pouvoir militaire qui sévit depuis l’indépendance du pays.
Aussi, la haine des soudards d’Alger s’est-elle faite plus rageuse ces derniers temps. Si l’on comprend parfaitement cette attitude hargneuse qui perdure depuis des décennies, on peine à comprendre les assauts autrement plus nauséeux que lancent crescendo des Marocains de l’intérieur et du monde contre leur propre pays, ses institutions et ses intérêts supérieurs. Nombre d’observateurs ont constaté l’intensification des attaques anti-marocaines de certains youtubeurs, certaines pages et certains comptes bel et bien marocains ! Du pain bénit pour les «Houkistes» !
Faire flèche de tout bois pour nuire à la réputation du Royaume n’est plus l’expression d’une volonté rancunière et revancharde, elle est devenue une affaire de volition. Ainsi, la limitation des activités royales durant ce mois de Ramadan a vite donné lieu à des fake news les unes plus exécrables que les autres. Le plus extravagant de ces voyous, Hicham Jirando pour ne pas le nommer, a actionné sa batterie mythomaniaque pour inventer… un putsch intrafamilial !
D’autres cyber-malfrats se sont emparés de la recommandation royale d’extraire le sacrifice des cérémonies de l’Aïd Al-Adha pour «fatwaser» tous azimuts autour des déviations prétendument assénées à la tradition prophétique par le Commandeur des croyants ! D’autres encore ont commis pire en mythomanie architectonique en s’en allant conter des invraisemblances sur le Prince Héritier.
Bref, une guerre captieuse frontale contre ce que compte le Royaume de plus vénérable et de plus respectable. Et cette guerre est aujourd’hui portée davantage par des traîtres de l’intérieur que par des ennemis extérieurs. Là est le scandale !
En effet, le culot des parias et des traîtres a atteint le stade de l’autodafé systématique asséné à la Patrie. Ce culot bénéficie d’un système laborieux mis malicieusement en place par les sempiternels nihilistes.
Dès qu’une procédure judiciaire est lancée contre l’un des traîtres patentés, les suppôts de «l’impérialisme droits-de-l’hommiste» sortent aussitôt leur artillerie où se relaient paralogisme et sophisme sous la houlette du combat pour la démocratie et le respect des droits des gens.
Aussitôt, la sœur, la nièce et le beau-frère du traître Jirando soumis à l’investigation de la justice sur des faits de chantage et d’extorsion, on cria au scandale et accusa aussitôt l’État de velléité de vengeance à l’encontre du maître chanteur tapi au Canada. Nous eûmes en prime l’apitoiement sur le sort de la petite mineure (15 ans tout de même !) prétendument embastillée, alors qu’elle est l’hôte d’une institution dédiée aux ados.
Simultanément, une populeuse levée de boucliers au lendemain de la condamnation d’un «nabab du droits-de-l’hommisme» qui s’est joué gaillardement de la réputation et même de l’honneur de personnalités et d’institutions, tout en s’étonnant d’être jugé !
Les aboiements de Hamid Mahdaoui ne se comptent plus contre le gouvernement, son chef et une longue liste de personnalités et d’institutions. Une néo-siba qui s’est installée insidieusement à la faveur d’une liberté d’expression dûment garantie par la Constitution, mais devenue subrepticement et peu à peu synonyme d’anarchie.
Face à ce danger mortel contre notre jeune démocratie et notre vieille monarchie, je ne vois trace de la riposte de la classe politique et encore moins de la société civile. Cette guerre de sape contre la Nation semble n’être pour la société civile et les politiques qu’un banal jeu de bonneteau, alors qu’il s’agit d’une entreprise de déstabilisation où les traîtres de l’intérieur se sont mis au diapason de l’agenda toxique des ennemis extérieurs. Malgré cela, face aux charges répétées contre notre monarchie, des voix ruisselantes d’innocence placent la défense de la liberté d’expression à l’étage de l’absolu.
Je ne résiste pas à la tentation de citer mon ami Aziz Boucetta à cet égard. «Tout ne peut être dit, tout ne peut être écrit ; il y a des lois, des règles, une doxa, des traditions, et tout cela doit être respecté», écrit-il, avant d’ajouter : «Dans ce monde de plus en plus dangereux (…), il faut choisir entre croire en son État, tout en le maintenant sous surveillance, légale et institutionnelle, et donner crédit aux divagations de ce type d’énergumènes… entre renforcer son État, avec les limites d’usage, et défendre ces gens qui, sous couvert de droit, ne sont rien d’autre que les profiteurs de la crédulité ou de la rancœur des gens».
J’ai en horreur la censure dont j’ai longtemps pâti. Mais, aujourd’hui, je le dis haut et fort : sévissons contre les traîtres qui s’attaquent aux fondements de notre vivre-ensemble !
