Chronique
Sécuriser le chemin vers 2030-2035 !
Les démocrates patriotes ne peuvent s’esbigner du devoir de stopper la sale guerre livrée par les traîtres et les irresponsables contre le Royaume chérifien.
Que manque-t-il de notable au Maroc pour atteindre dans des conditions optimales sa rampe de lancement à l’horizon 2030-2035 ?
À la lumière de la Vision Royale, l’essentiel des mises à niveau sociales, infrastructurelles, industrielles, financières, sportives, formationnelles…, a été courageusement initié ou opéré.
À n’en point douter, le gouvernement qui émanera des législatives du 23 septembre prochain, celui que les Marocains appellent déjà «le gouvernement de la Coupe du monde», bénéficiera de ces incalculables et indiscutables avancées.
Mais, le chemin vers l’émergence irréversible reste jonché de blocages nécessitant un courage et une audace dignes de la même Vision Royale. Je me contente aujourd’hui d’en citer deux qui me semblent suffisamment périlleux pour être signalés.
Le premier relève de l’imaginaire collectif pétri de conservatismes particulièrement tenaces face à l’inéluctable modernité. Il a trait au fait que, depuis l’aube des années 80, l’école n’a en rien préparé les Marocains à devenir d’authentiques citoyens libres, mais surtout responsables.
Or, la postmodernité exige de chacun de nous un éveil drastique et l’exploration de soi afin d’y traquer les résistances au Nouveau Monde qui s’est déjà imposé à l’ensemble de l’humanité. C’est un véritable «courage du miroir» qu’il faut à chaque Marocain(e), à dire vrai. Ce face-à-face avec soi, tant individuel que collectif, exige un courage à nul autre pareil.
Il est temps de débarrasser nos réflexes, nos comportements, nos attitudes et nos postures de l’imposture idéologique, d’où qu’elle vienne !
Atteindre un tel niveau de lucidité citoyenne n’est possible qu’à travers un seul et unique parcours: une école vouée à la construction d’un Marocain définitivement débarrassé des casernes mentales, notamment islamo-rigoristes, national-arabistes ou simplement nihilistes, grâce à la proscription de toute grammaire démagogique et à la ratiocination constante des rapports sociétaux et politiques.
Le second obstacle a trait à notre incapacité à venir à bout des pathologies nées de l’essor des réseaux sociaux. La diffamation, le dénigrement et la calomnie ont atteint des proportions stratosphériques. Au point que le citoyen ainsi bombardé du matin au soir par les fake news et le mensonge relayé par l’intelligence artificielle ne croit plus à la politique et a fortiori aux politiques.
Et puis, l’expansion inédite de l’extorsion et du chantage que des parias vivant à l’étranger ont transformée en business extrêmement lucratif. Ajoutez à cela notre incapacité à éradiquer toute trace de la cinquième colonne et l’ensemble des «agents sucrés» par des puissances étrangères résolues à briser le rythme ascensionnel du Royaume au sein de sa région et de son continent.
Les démocrates patriotes ne peuvent s’esbigner du devoir de stopper la sale guerre livrée par les traîtres et les irresponsables contre le Royaume chérifien.
Pardi ! L’accusation du Souverain de despotisme par un ancien chef de gouvernement écroulé sous l’impérialisme de sa paranoïa astiquée au vernis égotique, l’attaque de l’État – au-delà du gouvernement – par Bouanou au sein même du Parlement, l’insulte du même État par les femmes d’Annahj et d’Adl à Al-Hoceima, les podcasts du violeur métamorphosé en sermonneur, les interviews cyniques du pauvre «Mesquine», les blablateries aux extrêmes limites de la légalité d’un youtubeur repris de justice, les propos diffamatoires à l’encontre d’Akhannouch, El Himma, Mansouri et Hammouchi…, et bien d’autres écarts s’insèrent dans une stratégie dont on ne peut plus douter de la cohérence et de la dangerosité.
Il s’agit de parasiter la puissance de négociation du Maroc avec les ennemis de son intégrité territoriale.
Et in fine altérer la marche de notre pays vers son destin de puissance continentale. La malfaisance y est manifeste, documentée, tangible. Sommes-nous incapables de combattre frontalement ce pathos dévastateur en instaurant des garde-fous juridiques et réglementaires solides, doublés d’une logistique judiciaire et policière efficace ?
Sous l’alibi précisément démocratique ou derrière la taqia religieuse, tous ces malfaisants tiennent à s’emparer de la grenouille-Maroc pour la faire bouillir, puis la servir à la table des ogres à l’affût. Pas moinsse !
Une fois dans la marmite, baignée par une eau réconfortante, la grenouille s’apercevrait-elle seulement du danger ? Lorsqu’elle s’en apercevrait au cœur de l’eau devenue bouillante, il serait déjà trop tard !
À voir l’intensification crescendo des assauts contre les institutions, il y a lieu de se poser sérieusement la question de savoir si la grenouille-Maroc n’est pas déjà dans la marmite !
Dans cette sale croisade contre l’image, les fondamentaux et les institutions de notre pays, les rôles sont partagés entre les malfaisants.
Les plus finauds, redoutables fripouilles s’il en est, s’abritent derrière un nationalisme faussement citoyen pour asséner des coups bas à l’image du Royaume, sans avoir l’air d’attenter en quoi que ce soit aux institutions ou aux fondamentaux de la nation. Même les repris de justice d’entre eux ne reculent plus devant rien pour éructer leurs billevesées toxiques.
Et puis l’onanisme démagogique du «Fatwaseur-en-chef» et sa clique pour compléter le capharnaüm du sabotage !
Le pire est que beaucoup de nos compatriotes considèrent benoîtement les assauts contre nos institutions et nos fondamentaux comme relevant de l’affrontement démocratique, somme toute normal dans toute démocratie. C’est précisément là que réside la dangerosité de la duperie.
Notre monde est dur, sans la moindre indulgence pour les indulgents. Alors, remettons en question nos vieilleries mentales et défendons-nous plus vigoureusement contre les ennemis de la patrie ! 2030, c’est demain !
