SUIVEZ-NOUS

Chronique

Peuple souverain et «Roi citoyen»

Le «Roi citoyen» a érigé un style de gouvernement et de gouvernance qui exclut les palabres et ne privilégie que l’action.

Publié le


Mis à jour le

Le monde de la postmodernité pardonne difficilement l’excellence et a fortiori la réussite. Il n’accepte de s’accommoder qu’avec la médiocrité et les jugements surfaciques. C’est en cela que le Roi Mohammed VI est devenu, ces derniers temps, la cible des plumitifs nihilistes de l’intérieur, principalement sur les réseaux sociaux, et des manichéens ethnocentristes de l’étranger.

On les voit ainsi s’enrager au rythme des exploits du Souverain marocain. Plus les performances royales sont remarquables, plus les attaques ad hominem contre le Monarque augmentent en intensité. Cela est devenu tellement habituel que les élites nationales n’y prêtent même plus attention. À commencer par les delirium psychotiques d’Alger auxquels les médias marocains n’opposent plus qu’une souveraine indifférence.

En vérité, le «Roi citoyen» lui-même a érigé un style de gouvernement et de gouvernance qui exclut les palabres et ne privilégie que l’action. Aussi, la rage des ennemis s’est-elle métastasée depuis que la FIFA et la CAF s’étaient accordées à confier l’organisation de la Coupe du monde de 2030 et la Coupe d’Afrique de 2025 au Royaume. Et pour cause… Dès l’annonce de ces décisions historiques, le Souverain a enclenché une opération transversale grandiose consistant à mettre à niveau la quasi-totalité des indicateurs économiques, notamment infrastructurels, éthiques et socioculturels de son pays, de telle sorte que le Royaume puisse légitimement et le plus fluidement possible accéder à la pleine émergence à l’horizon 2030-2035.

Un branle-bas de combat a été ainsi engagé à une foultitude de niveaux. Outre l’accélération des connexions ferroviaires, routières, portuaires et aéroportuaires, le Maroc s’est inscrit dans une entreprise d’«épuration éthique» au cœur du système démocratique marocain. On assiste aujourd’hui à une explosion de procédures judiciaires traquant les turpitudes qui impliquent des dizaines d’élus nationaux – on parle de près d’une trentaine de parlementaires – et territoriaux. Même la sécheresse endémique n’a pu aliéner le volontarisme royal, puisque le dramatique stress hydrique a été affronté par le Souverain au moyen d’une panoplie de mesures drastiques diverses et variées allant du transvasement entre les grands barrages du pays à l’édification dare-dare d’une série de stations de dessalement d’eau de mer, en passant par l’accélération du programme d’assainissement des eaux usées.

Parallèlement à ces projets, dont certains, tels que le Port atlantique de Dakhla ou les extensions des LGV, sont pharaoniques, une vaste campagne de libération du domaine public aussi bien au sein des villes que le long du littoral a été enclenchée aux bulldozers par les autorités préfectorales et des wilayas.

Bien avant tout cela, et dès la mise en branle de la «révolution sociale» consistant à faire bénéficier l’ensemble des Marocains des couvertures médicale et sociale, de l’accession au logement et au minimum vital, les sempiternels nihilistes d’ici et d’ailleurs se fondirent en balivernes sur la prétendue impossibilité de financement de tant de chantiers sociaux et infrastructurels.
Une première réponse vint d’Abou Dhabi où le Souverain marocain et le Président des Émirats arabes unis présidèrent la signature d’une flopée d’accords incluant l’essentiel des grands projets devant voir le jour à l’horizon 2025-2030. La gérontocratie d’Alger perdit raison et les sceptiques de service tombèrent des nues. Qu’est-ce à dire ?

Les aboyeurs d’ici et d’ailleurs comprendront-ils un jour les vérités tangibles qui définissent le Maroc de MohammedVI ? La première d’entre ces dernières est d’une évidence basique: jamais dans l’histoire des pays arabes, musulmans, méditerranéens et africains un seul chef d’État n’a pu se targuer de bénéficier d’une aussi longue période de grâce que l’actuel Souverain du Maroc ! C’est inédit et, à ce jour, inégalé ! Les Marocains continuent, en effet, à aimer et faire confiance à leur Souverain et cela dure depuis près d’un quart de siècle. La deuxième vérité est tout aussi évidente: la symbiose entre le «Roi citoyen» et le peuple souverain a atteint des cimes et l’esprit de la «Révolution du Roi et du peuple» qui naquit le jour où Mohammed ben Youssef eut préféré la libération de son pays à son maintien sur le Trône demeure plus que jamais vivace. La troisième évidence a trait à la place conquise par le Royaume au sein des galaxies maghrébine, continentale, méditerranéenne, arabe, musulmane grâce à la doctrine diplomatique multidimensionnelle élaborée et mise en musique par le Souverain.

La quatrième vérité est claire comme l’eau de roche : la question saharienne est existentielle pour chaque Marocain. Cela a été solennellement compris et intégré par l’ancienne puissance occupante de cette portion du territoire marocain. Hélas, l’Algérie ne semble pas prête de faire de même, elle continue à considérer ce territoire comme non encore décolonisé. Même la Mauritanie n’ose pas franchir le pas. D’ailleurs, celle-ci s’adonne depuis quelques semaines à un jeu brouillon qu’on peine à interpréter. Outre la surtaxation des produits marocains passant par son territoire vers l’Afrique subsaharienne, elle envoie le président de son Parlement signer avec son homologue algérien un communiqué pour le moins alambiqué sur le Sahara marocain. Certes, ces agissements n’atteignent pas pour le moment le stade du casus belli, loin de là, mais nos frères mauritaniens gagneraient à se protéger efficacement des entourloupes de la camarilla d’Alger, à commencer par les intrusions polisariennes sur leur propre territoire. En tout cas, les «quatre vérités» susmentionnées définissent aujourd’hui et définiront pour longtemps l’amplitude profilistique, le dimensionnement géostratégique et la doctrine diplomatique du Maroc éternel. Le peuple marocain et son «Roi citoyen» y veillent comme aux prunelles de leurs yeux. À bon entendeur…