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Chronique

Maroc-Algérie : L’excellence vs la désintégration

Avec un score stratosphérique et un taux de participation ridiculissime de moins du quart des votants, Tebboune vient d’offrir au monde l’image d’une Algérie cadavérique, une véritable terra nullius institutionnelle.

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La «troisième puissance économique du monde» vient de prouver par les urnes qu’elle n’est plus qu’une façon de parler à tous les registres dignes d’un État normalement constitué. Une crédibilité nullissime, une fragilité géostratégique, une obsolescence diplomatique et une économie «préhistorique».
Les soudards qui sévissent à Alger ont fait pire que ne pourraient faire tous les ennemis réels et fictifs réunis contre ce pays si riche en ressources, mais si indigent en gouvernance. Aujourd’hui, l’Algérie des caporaux est exécrée par l’ensemble de ses voisins. Outre la totalité des pays du Sahel, le Maroc et la Libye, la Tunisie ne tardera point à rejoindre la longue liste des pays arabes et africains qui opposent un ras-le-bol sans appel face aux gamineries d’El-Mouradia. Il y a là une fragilité géostratégique chronique que l’armée pléthorique et totalitaire d’Algérie ne saurait dissoudre. Tous les pis-aller diplomatiques déployés par les idiots galonnés se sont révélés particulièrement factices. L’Algérie collectionne depuis quelques mois les fins de non-recevoir tous azimuts. Elle ne sait plus vers où se retourner pour être simplement écoutée : les pays arabes les plus influents (Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Egypte, etc.), la Confédération des pays du Sahel, les membres de la Cedeao, la France, les USA, la Grande-Bretagne, l’Allemagne… ne prêtent plus le moindre intérêt aux élucubrations des troufions d’Alger.
La présidentielle du 7 septembre a asséné le coup de grâce au grand bluff de «l’Algérie nouvelle» qui fit suite au salutaire «Hirak». D’ailleurs, depuis la création de ce semblant d’État par De Gaulle, tous les présidents ont accédé au pouvoir à la suite de drames les uns plus sanguinaires que les autres. Nombre d’entre ces présidents, tous arrivés au pouvoir par effraction, ont quitté ce dernier dans des conditions lamentables, voire dramatiques. La normalité démocratique n’est pas près de voir le jour dans un pays qui se refuse mordicus à la raison.
Et pendant que l’Algérie des généraux midinettes plonge de plus en plus vers les abîmes de la désintégration, le Maroc et la Mauritanie font montre chaque jour d’un esprit industrieux et d’un sérieux implacables. La dernière présidentielle mauritanienne a offert à la communauté internationale l’exemple d’une maturité démocratique remarquable. Avec une manne gazière miraculeuse, le pays de Mohamed Ould Ghazouani s’apprête à rejoindre le cercle vertueux des nations émergentes, non sans insérer ses aspirations socioéconomiques dans la dynamique que le port Dakhla Atlantique et le Gazoduc Nigéria-Maroc ne tarderont pas à déployer au profit d’une foultitude de nations africaines, pays du Sahel inclus.
Le Maroc, quant à lui, ne cesse d’administrer la preuve de son sérieux à plus d’un titre. Le quatrième mondial en croissance d’exportation des fruits et légumes, en dépit d’une sécheresse chronique, et la deuxième destination touristique d’Afrique élèvent le label Maroc aux premiers rangs de l’attractivité entrepreneuriale, faisant ainsi des mastodontes technologiques et industriels mondiaux des partenaires précieux. La Chine vient ainsi rejoindre l’Europe, les USA et bien d’autres partenaires d’Orient et d’Occident dans ce cercle vertueux que le Royaume a construit patiemment sous la conduite de Mohammed VI. Cette aménité quasi universelle dont bénéficie le Maroc est due avant tout à un sérieux systémique et systématique face aux défis colossaux de notre monde globalisé.
Les chantiers déployés dans la perspective du rendez-vous de 2030 ne se comptent plus. Les principaux partenaires de notre pays n’ont point hésité à s’insérer avec un enthousiasme effréné dans ce vecteur entrepreneurial magistral. Le Royaume peut ainsi compter sur des puissances de la dimension de la Chine, de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, des USA ou de la Corée du Sud, sans compter la volumineuse adhésion financière des Émirats arabes unis, pour accélérer sa marche vers l’émergence. Par ailleurs, l’Afrique de l’Est, naguère alliée des voyous de Tindouf, commence à comprendre l’ampleur du bluff confectionné il y a près d’un demi-siècle par Boumedienne. L’Afrique du Sud elle-même commence lentement mais sûrement à revoir son animosité à l’encontre du Maroc.
En vérité, l’indifférence jumelée à la méfiance qu’oppose le Maroc à l’Algérie des caporaux, s’abstenant par ailleurs de toute velléité de malfaisance, constitue sui generis une doctrine qui mérite d’être enseignée dans les instituts d’études politiques. En effet, si l’Algérie de Chengriha & Cie joue à la Corée du Nord à l’encontre du Maroc, celui-ci a su éviter de tomber dans le piège de la confrontation armée. D’ailleurs, le voisin de l’Est manque des éléments fondamentaux que nécessite tout conflit armé, de la logistique à l’expérience du terrain. Ne reste plus aux généraux midinettes que la panoplie des fake news, de la diffamation et des barouds d’honneur. Plus généralement, l’histoire nous apprend qu’aucune guerre n’a jamais été gagnée par des régimes sans idées, sans vision crédible et sans doctrine institutionnelle et constitutionnelle cohérente. «La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées», écrivit Victor Hugo.
Au lendemain de la mascarade électorale du 7 septembre, il est légitime de se poser des questions sur les années, voire les mois sombres qui attendent la nomenclatura d’Alger, si indigente en imagination et si dépourvue de sens de l’Histoire. Certains Algériens n’hésitent pas à prévoir une fin dramatique pour la marionnette qu’on a imprudemment installée à El-Mouradia. La longue liste des exécutions sommaires atteste de la gâchette facile des soudards cyclothymiques et imprévisibles du proto-État «houkiste».
Puisse Le Tout-Puissant nous préserver des compulsions maniaco-dépressives de la camarilla anhistorique d’Alger !