Chronique
Le front intérieur face à l’Algérie et sa cinquième colonne
Plus que jamais, le Royaume doit se dresser contre cette cinquième colonne algérienne qui tente désespérément de fissurer le front intérieur dont la cohésion est devenue existentielle pour le futur de la Patrie. Vigilance, vigilance !
Le régime d’Alger vient d’abattre ses dernières cartes à l’approche du retour de Trump à la Maison-Blanche.
À l’heure où l’épouvantail polisarien est pulvérisé par le cyclone diplomatique mondial, et où le régime des caporaux a fini par être pariatisé tous azimuts, à commencer par son propre environnement régional, continental et méditerranéen, la camarilla d’Alger brandit la vieille carte colonialiste de la «République du Rif».
L’organisation de la funeste et ridicule «Journée du Rif» à Alger le 23 novembre dernier fait suite au knock-down de la reconnaissance française de la marocanité des provinces sahariennes, vite relayé par le bannissement de la fantomatique RASD par l’Équateur et le Panama. Il s’agit donc d’un acte désespéré qui traduit l’incapacité des «houkistes» à juguler la décrépitude accélérée de la fumisterie polisarienne concoctée il y a un demi-siècle par l’inconsolable Boumedienne.
En accueillant à Alger un «Bureau de représentation du Rif» dès le mois de mars dernier, les ignares aux gros brodequins s’attendaient sans doute à ce que le Maroc fasse de même à l’égard du MAK de Ferhat Mehenni.
Peine perdue. Décidément, les rustres et toujours frustres dirigeants de l’Algérie ne pigent que dalle à la doctrine diplomatique marocaine qui se refuse aux entourloupes de pacotille ! Hélas pour Chengriha & Consorts, le Royaume demeure attaché à ses fondamentaux dont le respect de l’intégrité territoriale de chaque pays constitue l’alpha et l’oméga.
Le socle de cette philosophie diplomatique et géostratégique n’est autre que la solidité du front intérieur dont la cohésion a confondu une multitude de velléités impérialistes et expansionnistes. La totalité de l’arc politique et l’ensemble des forces vives de la nation marocaine contribuent à cette cohésion de type existentiel. Mais force est de constater que quelques brebis galeuses résistent encore à l’émergence foudroyante du «Maroc nouveau».
En effet, alors que l’entièreté du territoire marocain, de l’est à l’ouest, du nord au sud, s’est transformée en un mégachantier à ciel ouvert, et que le paysage et les mœurs s’urbanisent crescendo, d’aucuns persistent à jouer aux cassandres.
Ces nihilistes, eux-mêmes frappés d’une cécité chronique face à tout exploit social, culturel, économique ou diplomatique du Royaume, ne cessent d’intoxiquer le débat à la marge des institutions démocratiques. Qui sont-ils donc ces éternels mécontents qui se gargarisent de combats d’arrière-garde et ne jubilent qu’à la faveur des fake news et autres mensonges concoctés par les officines des ennemis extérieurs du Maroc ?
D’abord, il y a les orphelins d’une gauche dogmatique qui a péri non seulement au Maroc, mais sur toute l’étendue de notre planète. Jamais guéris de la faillite des fondamentaux du marxisme sous toutes ses coutures, ils ignorent allègrement l’alphabet du Nouveau monde où seules comptent les parts de marché, l’innovation, l’attractivité et l’audace.
L’on s’époumone à leur demander une once de cohésion entre leurs délirantes certitudes et les thérapies des véritables maux de notre monde globalisé, rien n’y fait : ils actionnent aussitôt le même disque rayé sur le méchant capitalisme et la sale bourgeoisie qui martyrisent le pauvre peuple.
Ils n’ont pas vu passer la révolution des NTI et ne sont pas près de voir celle de l’IA, sans compter les avancées spectaculaires du génie génétique ou de la technologie spatiale. Chez nous, ces orphelins du social-collectivisme se sont ligués aux lectures les plus totalitaires de l’islamo-rigorisme.
Une alliance contre nature où l’on retrouve réunis sous le dôme d’un égalitarisme particulièrement simpliste des desperados qui voient le «mercantilisme antipatriotique» dans chaque réalisation gouvernementale et des gourous islamistes qui n’hésitent pas à glorifier dans une même délirante envolée démagogique l’héroïsme des ayatollahs et la «forfaiture morale» de l’État marocain !
Puis, il y a les dépités de l’ère Mohammed VI qui avaient espéré y trouver place et n’eurent que les yeux pour pleurer. Au crépuscule de l’ère Hassan II, les bouillants trentenaires assénaient les plus virulents pamphlets à un «makhzen tentaculaire» fragilisé par les manquements graves aux droits humains.
Vite exclus de la dynamique créée par le projet démocratique et moderniste initié par Mohammed VI, ils plièrent bagage vers l’étranger d’où ils ne cessent de servir des agendas impérialistes où la fragilisation du Maroc émergent ne compte pas pour peu.
Il y a, enfin, les «aboyeurs du Net» qui sont résolus à se faire du fric en cassant du sucre sur le dos des institutions et des serviteurs de l’État. Certains d’entre eux se sont autoproclamés tuteurs attitrés du «pauvre peuple» et procureurs voués à une guérilla logomachique ciblée à l’encontre des réformes courageusement engagées dans les domaines de la justice, de l’éducation et de la santé.
Ces illuminés de la blogosphère ont élu pour alphabet politique un nihilo-populisme sordide et pour style de débat une violence verbale digne des chamailleries du hammam.
Tous ces Cassandres servent, tantôt sous le couvert de la cause palestinienne, et d’autre fois sous le burnous riquiqui d’un «intérêt général», qui n’en est pas un, des agendas idéologiques particulièrement redoutables. Ce faisant, ils deviennent les alliés objectifs de la camarilla d’Alger et les complices des visées toxiques sévissant entre Bosphore et Atlantique, Golfe et détroit de Gibraltar.
Plus que jamais, le Royaume doit se dresser contre cette cinquième colonne algérienne qui tente désespérément de fissurer le front intérieur dont la cohésion est devenue existentielle pour le futur de la Patrie. Vigilance, vigilance !