Chronique
L’Algérie et ses «douze salopards» marocains
Depuis quelques mois, des parias marocains vivant à l’étranger s’activent fébrilement sur le Net. Ils y déversent les pires fake news et toutes sortes de balivernes, principalement sur les institutions sécuritaires.
À voir la méchanceté de certains bipèdes, on est réduit à se demander si la vie ici-bas vaut réellement la peine d’être vécue. À la faveur de la libération de la parole et l’étendue de la permissivité rendue loisible par les réseaux sociaux, l’ampleur de l’ingratitude a atteint chez certains des cimes inégalées.
Lorsque cette ingratitude à l’égard de la mère-patrie se nourrit de la trahison et de l’intelligence avec des puissances étrangères, l’abjection se manifeste alors sous ses plus exécrables aspects. Sans un sentiment viscéral d’appartenance à sa patrie, tel l’attachement au territoire chez les animaux, la vie a-t-elle un sens ?
Car, en définitive, qu’est-ce que l’homme sinon un spermatozoïde qui a pu traverser le premier barrage du col de l’utérus, ensuite le deuxième barrage qu’est la glaire cervicale, puis celui de l’ampoule tubaire avant d’être élu à la fécondation ovulaire, au miracle de la vie ?
Comment se fait-il alors que ce spermatozoïde-là en arrive à dévaster précisément ce qui honore le vécu des hommes ici-bas, la fidélité aux siens et à sa patrie ? Je ne cesse de le répéter depuis plus d’un demi-siècle : la fidélité à sa patrie n’est pas uniquement un impératif moral, elle est une nécessité vitale, la seule arme contre l’absurdité du monde, l’unique modus operandi viable et fiable du vivre-ensemble.
Or, la posture patriotique est devenue quasiment effrayante de nos jours ! «Si tu es patriote, c’est que tu es faible, ou alors tu l’es par opportunisme !», telle est la perception ambiante dans une blogosphère laminée par le scepticisme et même une bonne dose de nihilisme.
Depuis quelques mois, des parias marocains vivant à l’étranger s’activent fébrilement sur le Net. Ils y déversent les pires fake news et toutes sortes de balivernes, principalement sur les institutions sécuritaires, mais aussi sur des personnalités proches du Souverain, des membres de la famille royale et même sur la personne du Roi. Ils officient, qui au Canada qui en Hollande ou en Espagne, mais ils se partagent les rôles.
Ou plutôt, «on» leur assigne des rôles. Dans ce capharnaüm où la haine tient lieu de carburant antimonarchique, on retrouve les plus damnées des âmes d’extraction marocaine. Des parias en rupture de ban, des disrupteurs ès déstabilisation, dont le souci premier est l’exécution du modèle marocain bâti sur l’osmose entre le Trône et le peuple.
Ces colubridés ont pour noms Daghay, Hijaoui (alias «Courant d’air major»), Mejdoubi, Farhane, Jirando, Taghi, Mrabet, Moumni, etc. La quasi-totalité d’entre eux sont des repris de justice ou des condamnés ayant fui le Royaume. Parmi les «douze salopards», il y a deux ou trois manipulateurs qui, eux, tiennent leurs instructions soit de «barons» marocains soit d’officines étrangères, notamment algériennes.
La journaliste Najiba Jalal va jusqu’à désigner un ancien secrétaire général d’un grand parti politique et ex-président d’une grande région comme étant le principal manipulateur d’une brigade de ces proscrits. Elle précise que cela vise à «fragiliser l’ère Mohammed VI dans le but de garantir une place dans l’entourage du futur Hassan III».
Ainsi, chaque jour que Dieu fait, Abdellatif Hammouchi, directeur général de la DGSN et directeur de la DGST, M’hammed Abdenabaoui, premier président de la Cour de cassation et président délégué du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), sont copieusement diffamés et insultés. Les deux premiers personnages de la justice et de la police marocaines sont les cibles favorites des parias.
Mais, les conseillers du Souverain, notamment Fouad Ali El Himma, n’échappent pas non plus à la haine provenant du Canada ou de Hollande. Uniquement parce qu’il est juif, André Azoulay, lui, subit les tirs groupés venant également d’Alger. D’ailleurs, en recoupant certains mots clés vomis par la propagande algérienne avec ceux usités quotidiennement par les malfrats haineux, on s’aperçoit vite de l’ampleur des compérages et des collusions entre ces derniers et l’Algérie des caporaux.
Nous sous-estimons souvent la capacité de nuisance d’un système algérien animé par des dépressifs haineux dont le rêve sublime se résume à la disparition de la monarchie marocaine. Ma génération ne peut oublier l’aube des années 70, où le Maroc a dû faire face à trois putschs durant trois années successives: Skhirat (9 juillet 1971), Boeing royal (16 août 1972) et Moulay Bouazza (1973).
Exténué, le Maroc eut vite droit au sobriquet d’«homme malade du Maghreb». D’autant que l’Algérie voisine se pavanait gaillardement dans les couloirs des institutions internationales en porte-parole du tiers-monde : Conférence des Non-Alignés en 1973 à Alger, présidence de l’Assemblée générale de l’ONU en 1974.
Ne pas se rappeler cette période revient à ignorer les raisons profondes de la haine que voue l’Algérie des caporaux au Maroc. À cette époque, cette Algérie-là avait sérieusement cru, en effet, avoir définitivement enterré le Royaume. Tel un phénix, le Maroc revint dès 1975 au-devant de la scène maghrébine, africaine et internationale grâce à la Marche verte.
C’est cela qui rendit Boumediene fou de rage au point de le pousser à commettre, le 18 décembre 1975, ce qui fut appelé «la marche noire», à savoir l’expulsion en 48 heures de dizaines de milliers de Marocains résidant en Algérie, parfois depuis plusieurs générations.
Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons redoubler de vigilance face à l’Algérie et ses proxys marocains qui en veulent à notre stabilité et surtout à la symbiose qui régit les rapports fusionnels entre le peuple et le Trône. Même si cette symbiose est indestructible, notre vigilance doit demeurer vivace face au complot de l’Algérie et ses «douze salopards» !
