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Chronique

La confiance au rendez-vous de la résilience

Le Maroc s’est toujours mieux révélé face aux adversités, quelles qu’aient été leur nature et leur intensité. Les deux récents exemples du Covid-19 et du séisme d’Al-Haouz en sont l’éclatante illustration.

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Le choc pétrogazier actuel nous a surpris quasiment comme le fit le séisme d’Al-Haouz. Il nous vient d’un conflit dans lequel nous ne sommes pour rien. Ce choc s’est imposé à l’Asie, à l’Europe, à l’Afrique et au reste du monde au moyen d’un chantage à la circulation des bateaux marchands par le détroit d’Ormuz. Le pire est que ce chantage n’embarrasse en rien l’Amérique et Israël qui, eux, ne manquent ni de gaz ni de pétrole.

Mais pas nous ! Alors que tous les indicateurs de notre économie étaient au vert, l’explosion de la facture pétrogazière vient parasiter les prévisions de 2026. En somme, comme dit l’adage marocain, «le minaret est tombé, alors pendons le barbier !»

Sans me risquer à des vaticinations qui ne peuvent être que pifométriques, je ne perçois pas pour notre monde énergivore un futur proche particulièrement rose. Je refuse cependant de m’inquiéter outre mesure à ce sujet pour mon pays, et ce, pour trois raisons. La plus souveraine d’entre elles tient à la nature psychomentale du Marocain qui a toujours su transformer les défis en opportunités de régénérescence. Le Maroc s’est toujours mieux révélé face aux adversités, quelles qu’aient été leur nature et leur intensité. Les deux récents exemples du Covid-19 et du séisme d’Al-Haouz en sont l’éclatante illustration. La deuxième raison se rapporte à la situation stratégique du Royaume qui lui permettra peut-être de compenser partiellement le coût de l’énergie importée autant par les contournements au bénéfice de Tanger Med que par les perspectives qu’offre le marché des produits fertilisants à l’OCP. La troisième raison consiste en l’accélération attendue, devenue vitale, des infrastructures de stockage de carburants, dûment doublée d’une solide infrastructure de liquéfaction gazière.

Mais au-delà de ces contraintes purement techniques et face à toutes ces bravades que ne cesse de nous opposer l’Histoire, nos valeurs ethnoculturelles fondamentales ont toujours constitué notre meilleur refuge. À n’en point douter, notre monarchie est porteuse de ces valeurs. Elle en est même constituée et en est la principale constituante. Un petit rappel à ce propos : contrairement à une idée largement répandue, et à l’inverse des monarchies qui avaient prévalu naguère en Europe et qui pactisaient allègrement avec l’incommensurable pouvoir de l’Église, le régime marocain n’est nullement une monarchie de droit divin.

Elle est, en quelque sorte, de droit prophétique. D’où le titre de «Commandeur des Croyants».
On peut même dire qu’elle est également de droit… maraboutique. D’où le titre de «Soltane charif», celui qui est salué et pour lequel on prie dans toutes les zaouïas et autres sanctuaires de saints. Voilà pourquoi la notion du Makhzen est avant tout un noumène éminemment mental avant d’être un phénomène sociétal.

Fort heureusement, cette spécificité doctrinale s’accorde harmonieusement avec les valeurs universelles dont l’alpha et l’oméga consistent à réserver aux autres le même respect qu’on s’accorde à soi-même. Car, sans la fidélité à ces valeurs universelles assises sur le sens de l’autre, sans l’observation des règles du vivre-ensemble, l’homme est réduit à une denrée périssable au même titre que… les tomates. Seule la durée de validité diffère.

Cela vaut davantage pour notre pays dont les jaloux prolifèrent au rythme de son ascension diplomatique, économique et géostratégique. Comment ne pas adhérer, à cet égard, à l’affirmation du Pr Abdellah Laroui selon laquelle le long périple historique du Maroc n’est intelligible qu’à la lumière du concept de «nation insulaire». Un pays, en effet, ceinturé de deux littoraux et entouré d’adversaires jaloux précisément d’un tel privilège stratégique qui ne cesse d’être développé et valorisé, à l’image de l’audacieuse «Initiative Atlantique».
Mais, l’aboiement des haineux n’empêche pas la caravane marocaine d’avancer.

La confiance est là, la résilience aussi.
Le pays est, Dieu merci, entre de bonnes mains : une sollicitude royale à toute épreuve et un gouvernement sérieux dont le chef, Aziz Akhannouch, a révélé sa stature d’homme d’État, non seulement par son admirable attitude vis-à-vis de la tentation de durer, mais également par son flegme face aux aléas et aux catastrophes. La proactivité à l’emballement du coût de l’énergie le prouve. Une aide substantielle aux professionnels des transports, toutes catégories confondues, et pas de hausse des tarifs de l’électricité et du prix du gaz butane.

Quel dommage pour les haineux aboyeurs qui ont pris la crasseuse habitude de se saisir de la moindre futilité pour attaquer un gouvernement dont le courage n’étonne plus ni les agences de notation ni la Banque mondiale, ni a fortiori le FMI !

Voyez-vous, depuis sa constitution, ce gouvernement aura vaillamment résisté à une large panoplie de coups durs : sécheresse endémique, Covid-19, séisme d’Al-Haouz, conséquences de la guerre russo-ukrainienne, fermeture du détroit d’Ormuz, etc. Il n’a jamais baissé les bras ni dévié de sa feuille de route initiale. En dépit des contraintes diverses et variées, dont l’actuel choc énergétique, les chantiers continuent de plus belle et les deadlines de 2030 seront certainement tenus. Mieux, le flux des investissements ne cesse de croître, comme le confirme la 10e Commission nationale des investissements qui a approuvé 30 projets de conventions et 14 avenants. Les 44 projets approuvés portent sur un montant global de 86,36 milliards de dirhams, permettant la création de près de 20.500 emplois, dont 9.000 directs et 11.500 indirects. La confiance est donc au rendez-vous de l’impérieux pouvoir de résilience. Tout est fait pour tenir la promesse de 6% de croissance et un taux de chômage inférieur à 10% avant la fin de 2026. De quoi faire exploser les vaisseaux sanguins des marocophobes hégémoniques et leurs «agents sucrés» locaux !