Chronique
Combattre les assauts contre le moral de la nation
Il est temps pour l’Etat de retrouver son inviolabilité et sa puissance. Par la seule force de la loi s’entend. Car, il n’y a pas de secret, la démocratie se porte au mieux quand l’Etat est au mieux de sa forme.
Voir se déployer autant de psychopathie agressive à l’encontre du gouvernement et – là réside le pire – de l’État dans son entièreté, cela me glace le sang. Difficile de croire que toute cette haine soit due benoîtement à la seule adversité politique.
Il y a là-dedans simultanément de l’acharnement, de l’acrimonie, de l’aigreur, de l’animadversion, sans compter l’animosité, l’antagonisme, l’antipathie et bien d’autres horreurs.
Et puis la diffamation tous azimuts, y compris sous le dôme du Parlement où l’insignifiant Bouanou peut, sans sourciller, attenter à l’honneur de deux ministres dans un même clash sans apporter la moindre preuve de ses accusations.
Sur les réseaux sociaux, cette haine se cristallise principalement et plus cruellement à l’encontre de la personne du chef de gouvernement et même son épouse. Ne serait-ce qu’en raison de la sérénité dont il fait montre face à autant de violence, Aziz Akhannouch mérite d’être complimenté.
Contrairement à son avant-dernier prédécesseur aux sept briques qui s’enflamme pour des broutilles, le digne fils de feu Hmad Oulhaj ne se démarque jamais d’un self-control à toute épreuve. À quoi bon répondre à des pulsions anales sans cohérence et sans substance, en effet ?
Emmitouflés dans leurs certitudes idéologiques périmées, les tenants de la «nihilosphère» exècrent le succès de quelque secteur ou nature que ce soit. Par ailleurs, les ignares qui se goinfrent de flouze via YouTube jouent la critique systématique et systémique de l’État et privilégient les zones de cisaillement pour faire le plus de mal possible.
Il y a aussi ceux dont la tâche centrale consiste à saper le moral de la nation, une mission très probablement rétribuée par les ennemis. Cette race de haineux est capable de pavoiser si le Royaume était frappé d’un séisme de l’intensité de celui d’Al-Haouz.
Il se trouve que le Maroc ne cesse d’engranger les succès et son rayonnement atteint des cimes inédits. Ainsi, durant la seule semaine dernière, les 196 pays membres d’Interpol se sont donné rendez-vous au Royaume, tout comme les dizaines d’éminentes personnalités des mondes de la diplomatie, de la finance et de la culture se sont rejointes au Forum Medays tenu à Tanger.
Rien ne courrouce au plus haut point nos producteurs d’anxiété patentés que la paix qui baigne le Maroc et, surtout, les pas géants que le pays ne cesse d’accomplir sur la voie de son développement.
Alors que ce gouvernement s’attelle à la tâche comme rarement ses prédécesseurs ne l’aient jamais fait au Maroc depuis belle lurette, et que le Souverain parcourt les capitales étrangères à la recherche des appuis si nécessaires à l’accélération de la cadence vers l’émergence, les figures patibulaires aux âmes nécrosées barbotent dans les eaux troubles, flirtent avec l’ennemi et se répandent en insultes et autres fake news contre l’État et ses symboles.
Ceux qui ont cassé leur cruche morale aux côtés des pires ennemis du Royaume, oignant leurs sombres âmes d’une haine farouche contre les institutions, ne peuvent tromper tout le monde tout le temps.
Ils ne peuvent donc ni compromettre ni retarder la marche du Maroc éternel vers sa plus rayonnante résurrection. L’Histoire a deux portes, la grande par laquelle entrent les bâtisseurs, et une toute minuscule, par laquelle sortent les minables.
Hélas, pour le moment, l’ère est mondialement – et davantage dans notre si tourmentée sphère arabo-musulmane– à la médiocrité, à la bassesse. Le froufrou satiné de la plume peut-il encore se faire entendre face à toute cette assourdissante vulgarité ? Il me semble qu’au Maroc, le récidivisme diffamatoire est devenu le signe du mérite.
Passez donc quelques mois à Oukacha et revenez vous pavaner ensuite sur les réseaux sociaux en reprenant de plus belle la diffamation, la transgression verbale…Votre succès serait garanti et votre compte bancaire aussitôt garni ! L’exemple d’El Mahdaoui, alias «Khouti Lamgharba», est édifiant à cet égard.
Connaissez-vous un seul authentique journaliste français qui oserait faire dans le «bonjour mes frères Français», y compris au sein du quotidien La Croix !? En vérité, ce n’est point El Mahdaoui intuitu personae qui m’inquiète, c’est cette (im)posture dorénavant incontournable sur la toile où les ignares ont été «héroïsés» par des populations fortement intoxiquées par le simplisme et la facilité.
Il est temps pour l’État de retrouver son inviolabilité et sa puissance. Par la seule force de la loi s’entend. Car, il n’y a pas de secret, la démocratie se porte au mieux quand l’État est au mieux de sa forme. Elle n’a pas à défendre les ignares qui propagent l’inconscience et la vulgarité.
Après tout, les démocraties les plus enracinées se sont bien adaptées face aux dangers que représente le terrorisme ou, en 2020, aux servitudes du Covid-19. Pourquoi ne pas faire de même face aux assauts contre le moral de la nation ? D’autant que les assaillants appartenant à la fachosphère nationale sont toujours les mêmes, à quelques exceptions près.
Nihilistes et fiers de l’être, ce sont, en effet, les mêmes qui s’étaient dressés contre le tramway et le TGV, ont manifesté à Tanger contre la présence fantomatique de navires d’armes israéliens, ont applaudi le spasme GEN Z dont on sait aujourd’hui que l’écheveau s’est noué entre Alger, Istanbul et Doha, et se solidarisent maintenant avec notre «Papacito» national, alias «Khouti Lamgharba».
En tout état de cause, comme dit l’adage, «les sept jours des abricots s’écouleront vite». Notre peuple, lui, n’est guère facile à tromper. Agile comme un chat, rusé comme un singe, fort comme un lion, il finit toujours par distinguer le grain de l’ivraie, identifier la grandeur de la politique quand elle emprunte la politique de la grandeur. Cheh !!!
