Bouliste
Le Bouliste 5G : Un zéro frais / Administration binaire / Redire n’est pas dire
Marocain fictif, mais estampillé 7a9i9i… Il a eu plusieurs vies et revient sévir, en version mag. Tireur d’élite, mais gauche, il pointe tout ce qui lui plaît. Et passer pour un cochonnet ne lui fait même pas peur…
Un zéro frais
À Riyad, le premier bar du Royaume à servir de la bière, pression SVP, s’appelle «A12». La façade du bar est ornée d’une immense pinte de bière avec sa mousse blanche alléchante à souhait. Le Bouliste s’est extirpé de son rêve éveillé en apprenant qu’il s’agissait de la Warsteiner, une bière allemande à 0% d’alcool.
Ce concept est une preuve que le Royaume wahhabite s’ouvre et se prépare à recevoir la Coupe du monde 2034 du football. Le Bouliste a continué de ne pas rêver parce qu’il a appris qu’il n’était pas question de légaliser l’alcool dans le pays, même pour le Mondial. L’eau de Zamzam demeure la plus «appropriée» pour réaliser le miracle de gagner la coupe.
Administration binaire
Une jeune Marocaine a contribué, malgré elle, à la résurrection de Kafka dans une administration de Rabat. Venue pour retirer son acte de naissance dans un arrondissement de la capitale, ce qui devait être une opération banale est devenu une histoire digne d’un roman de Kafka. Le préposé à la délivrance d’actes de naissance lui a réclamé, sans rire, de fournir la preuve de son appartenance au sexe féminin.
Même si c’était clairement mentionné dans son livret de famille qu’elle brandissait, l’agent et son directeur sont restés aussi inflexibles que le logiciel de l’administration. Le Bouliste espère «simplement» que, dans le futur, l’intelligence artificielle ne fasse «que» progresser la bêtise humaine.
Redire n’est pas dire
Après Sansal, l’Algérie se distingue encore une fois, décidément, en incarcérant, le 27 novembre, un autre intellectuel. Cette fois-ci, il s’agit de Saâd Bouakba, journaliste âgé de plus de 79 ans, qui a été placé en détention provisoire pour atteinte aux «symboles historiques de l’État algérien».
Il lui a été reproché d’avoir commis un témoignage sur «certains dirigeants de la révolution algérienne qui se seraient partagé les fonds du FLN», lors d’une émission télévisée diffusée par la chaîne Vision TV sur YouTube. Des propos publiés dans un livre de François Dumont, il y a près d’un demi-siècle. Le Bouliste pense que la cible était celui «qui dit» maintenant.
Couscous historique
Pour ceux qui doutent encore et ceux qui auraient l’audace de dire que le couscous n’est pas marocain, le site «Yabiladi» publie des recettes du couscous marocain du 12e siècle (apr. J.-C.). «Le couscous a déjà été un élément de base de la cuisine almohade, dans un empire élargi de l’Afrique du Nord au sud de la péninsule ibérique».
Du couscous al-Fityani qu’on cuisinait à Marrakech au 13e siècle, au couscous à base de miettes de pain, en passant par le couscous Bayssar, à base de fèves, jusqu’au couscous inversé servant de farce dans une panse du mouton. Le Bouliste se disait aussi chaque vendredi que notre couscous moderne a perdu en créativité.
Rubrique «On s’en fout»
Des cheveux de Claude François ont été mis en vente lors des enchères organisées à Paris. Ils faisaient partie de 400 lots ayant appartenu à d’autres stars de la chanson française, Johnny Halliday, Serge Gainsbourg ou encore Michel Polnareff, entre autres.
La mèche de Cloclo, estimée entre 1.000 et 1.200 euros, n’a trouvé preneur que pour 780 euros. À jeu égal avec deux peignes de Johnny Halliday, qui n’étaient estimés qu’à 300 euros. Le Bouliste pense que c’est logique. Pour «Allumer le feu», la mèche de Johnny est plus utile.
