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Bouliste

Le Bouliste 5G : Enlacer les lampadaires/Mecca-Cola on the rocks/Le sourire qui ravage

Marocain fictif, mais estampillé 7a9i9i… Il a eu plusieurs vies et revient sévir, en version mag. Tireur d’élite, mais gauche, il pointe tout ce qui lui plaît. Et passer pour un cochonnet ne lui fait même pas peur…

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Enlacer les lampadaires
Lors d’une interview donnée à Eurosport, le numéro un mondial du Tennis, Novak Djokovic, a révélé pratiquer la sylvothérapie. Cette discipline consiste à enlacer des arbres pour en absorber l’énergie. Il rajoute : «À Melbourne, il y a un arbre en particulier avec lequel j’entretiens une relation privilégiée, pour ainsi dire, depuis quinze ans, j’ai une connexion avec lui. J’aime m’ancrer et me connecter avec ce vieil ami. Que ce soit le secret de mes succès ou non, je n’en sais rien. Mais ça me fait du bien». Le Bouliste va créer une nouvelle discipline pour les joueurs de sa fédération. Ce sera la «poto-thérapie», enlacer les lampadaires pour absorber leur énergie en acier, c’est plus approprié pour les boules de pétanque.

Mecca-Cola on the rocks
En 2002, un entrepreneur français d’origine tunisienne a créé Mecca-Cola, une boisson qui ressemble à du Coca, a la couleur du Coca et qui a aussi, apparemment,
le goût du Coca. Il en
avait fait une alternative «citoyenne» aux leaders du cola dans le marché international, en affirmant qu’un pourcentage des ventes de la boisson gazeuse allait directement à certaines associations humanitaires travaillant dans les territoires palestiniens. Le slogan était «Ne buvez plus idiot, buvez engagé !». D’autres avant lui avaient déjà lancé des boissons identitaires ou ethniques. Zam Zam-Cola en Iran, Qibla-Cola au Royaume-Uni ou encore Muslim-Up en France. Le Bouliste se demande si le Mecca-Cola serait un bon mélange pour un whisky d’enfer ?

Le sourire qui ravage
«HNews» rapporte l’histoire d’un dentiste casablancais qui est en même temps prédicateur, imam du vendredi, «juriste» et influenceur sur «Instagram» et «coach» en développement personnel. Le dentiste/coach avec ses dents qui rayent le parquet s’appuie sur le Coran pour donner des conseils aux familles et aux personnes sur la façon d’élever des enfants, de maintenir un mariage réussi, de gérer le stress de la vie quotidienne… Il n’omet pas, après avoir coaché à base de versets, de conseiller les pauvres paumés de ne pas oublier l’importance des soins esthétiques des dents dans la confiance en soi. Tout ça avec un tarif défiant toute concurrence. Assister à une «conférence» de coaching coûte 400 DH par tête de pipe. Un entretien individuel coûte 1.500 DH. Sourire en option.

Pigeon victime d’erreur judiciaire
L’Inde a annoncé la semaine dernière avoir finalement relâché un pigeon emprisonné depuis 9 mois après avoir soupçonné la Chine de l’avoir envoyé pour espionnage. Le pigeon a été capturé par les Indiens dans le port de Bombay. Lorsqu’ils ont trouvé quelque chose d’écrit en chinois sur ses pattes, les Indiens ont conclu qu’il s’agissait d’un pigeon espion. Après des mois d’enquête, ils sont arrivés à la conclusion que ce pigeon n’avait rien à voir avec l’espionnage ou avec la Chine. Il s’agissait d’un pigeon voyageur qu’on faisait voler dans les compétitions de pigeons à Taiwan. Le Bouliste va dorénavant se méfier des pigeons quand il va organiser ses tournois dans le parc de la Ligue arabe de Casablanca.

Rubrique «On s’en fout»
Google a trouvé un accord pour régler un litige en matière de protection de la vie privée des consommateurs. Ce litige aurait pu lui coûter au moins 5 milliards de dollars de dommages
etintérêts aux États-Unis. Les détails de cetaccord n’ayant pas été rendus publics, toutce que l’on sait c’est que le géant technologique devrait échapper à un procès pour avoir conservé les données des usagers qui pensaient naviguer sur Internet en mode privé. Les avocats des plaignants réclamaient au moins 5.000 dollars pour chaque usager qui, selon eux, avait été tracé par Google alors qu’il était en mode «navigation privée». En clair, le Bouliste pense que rien n’est clair tant que l’on ne sait pas grand-chose sur cet accord. Alors, en attendant, on s’en fout.