Universités et écoles : des formations plus pointues

Chaque année, ce sont de nouvelles filières ou spécialisations qui sont lancées dans les différentes écoles et universités du Maroc. Les universités publiques se taillent la plus grande part des formations proposées.

Depuis quelques années, l’offre de formation ne cesse de se développer. Chaque année, ce sont de nouvelles filières ou spécialisations qui sont lancées dans les différentes écoles et universités du Maroc. On compte aujourd’hui plus de 2 000 filières accréditées rien que dans les universités. Plus de 30% de l’offre globale relèvent de masters.

Les universités publiques proposent le plus grand nombre de formations. En plus des filières classiques (management, commerce, finance, audit et contrôle de gestion…), une attention particulière est accordée à l’environnement et audéveloppement durable, qui ont fait une entrée en force dans les écoles sous des formes variées : options de 3e année, mastères spécialisés, filières complètes…

Plusieurs établissements ont institué des filières exclusives, à commencer par la Faculté des sciences Semlalia (FSSM) de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech. Au niveau des masters, une filière en «Ingénierie des centrales solaires thermiques à concentration» est proposée, en partenariat avec l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (Iresen). La même faculté propose une filière «Ingénierie et conduite de projets BTP».

A la Faculté des sciences de l’Université Mohammed V Agdal de Rabat, les étudiants ou professionnels peuvent opter pour un master en «Procédés industriels et développement durable (PI & DD)» et pour un master en «Génie et gestion de l’eau et environnement (GGEE)». L’Université Hassan 1er de Settat organise également un master en «Management de l’environnement et du développement durable». Cette formation vise à préparer des cadres opérationnels de haut niveau dans le domaine de l’environnement. Il va s’en dire que, pour une fois, les formateurs essaient d’anticiper sur les attentes de tous les secteurs qui auront besoin de leurs hommes en vert, dans tous les domaines.

Langues, santé et sciences en sport… certaines universités se positionnent sur des niches

Les langues ne sont pas en reste. L’Université Ibn Zohr d’Agadir a ouvert à compter de l’année en cours une Faculté des langues, arts et sciences humaines (Flash) qui propose des licences professionnelles, notamment en «information et communication», formant des spécialistes en médias, communication et industries créatives, en «didactique du français» et «English, language teaching and the global market». La Faculté de lettres de l’université propose également une licence professionnelle exclusive en «langues étrangères appliquées», en partenariat avec l’Université Nice Sophia-Antipolis. Pour sa part, l’Université de Settat privilégie la santé et les sciences en sport à travers deux instituts dédiés à ces filières. La première propose 3 masters et 5 licences professionnelles (LP) dans les métiers du paramédical. Les formations sont données en partenariat avec l’école belge Henallux et l’Université de Grenade.
L’Institut des sciences du sport, quant à lui, propose deux licences professionnelles en éducation physique et sportive et en management du sport, un master en management des sports et gouvernance des organisations sportives ainsi qu’un master spécialisé en sport et santé.

Une montée des filières digitales

Pour sa part, la Faculté de droit de Casablanca cible de plus en plus des formations d’excellence, notamment le master de «Détection et prévention de la criminalité financière organisée», le master «Accompagnement entrepreneurial» lancé en partenariat avec la Fondation Mohammed V pour la solidarité ou encore le master «Marchés financiers et bancaires», réalisé en partenariat avec Attijariwafa Group et d’autres partenaires espagnols. Les domaines du digital ont également le vent en poupe. L’Institut national des postes et télécommunications a lancé depuis sept nouvelles filières proposées toutes portées sur les nouvelles technologies du digital: Ingénieur de sciences de données, Ingénieur cybersécurité et confiance numérique, Advanced software ingineering for digital services, Smart information and communication technology ingineering, Ingénieur cloud et IoT, Ingénieur innovation et AMOA et Ingénieur systèmes embarqués et services numériques.

Des cursus qui accueilleront en moyenne 30 à 40 étudiants par an, sélectionnés sur concours, issus soit des classes préparatoires ou des universités. L’INPT promet également un meilleur accompagnement des élèves, dont le manque est souvent critiqué dans les établissements publics, notamment à travers des programmes de “coaching” et des classes relativement petites pour accompagner leur formation.
Les universités privées ne sont pas en reste. Depuis son lancement en 2010, l’Université Internationale de Rabat (UIR) ne cesse d’étoffer son catalogue. Récemment, la business school de l’université a signé un partenariat avec l’institution nantaise Audencia pour des programmes Bachelor et Grande Ecole, ainsi qu’un double diplôme pour leur programme Grande Ecole.

L’UIR propose également un master en Big data et un Executive Master en marketing digital et communication. Les formations durent généralement une année et offrent l’opportunité de travailler en tant que responsable de stratégie digitale, chef de projet, content manager, chef de projet CRM ou encore data analyst pour ceux qui ont suivi le master Big data. Enfin, EMLyon campus Casablanca propose également un Master spécialisé en Business Management et transformation digitale.