Hassan Filali : «L’enseignement supérieur au Maroc a besoin d’investissements»

Honoris United Universities Maroc est aujourd’hui composé de trois institutions: l’Ecole marocaine des sciences de l’ingénieur (EMSI), Mundiapolis et l’Ecole d’architecture de Casablanca. Au niveau Afrique, le réseau panafricain Honoris United Universities délivre plus de 150 diplômes dans différentes spécialités.

Honoris United Universities Maroc compte aujourd’hui près de 6 000 étudiants, ce qui fait de lui le premier réseau privé d’enseignement supérieur au Maroc. Hassan Filali, CEO de Honoris United Universities Maroc, parle des principaux projets du réseau.

Qui est Honoris United Universities ?
Honoris United Universities est composé aujourd’hui de 10 institutions d’enseignement supérieur, avec au total 32 000 étudiants de plus de 40 nationalités, répartis sur 58 campus dans 9 pays. Les présences les plus importantes figurent en Afrique du Sud avec plus de 22 000 étudiants. Nous sommes également présents en Tunisie dans l’une des principales institutions, Centrale Group, qui compte plus de 7 000 étudiants.
Honoris United Universities délivre plus de 150 diplômes dans les domaines de la science de la santé, de l’ingénierie, de l’informatique, du business, du droit, de l’architecture, du design, des médias, de l’éducation et des sciences politiques.
Honoris United Universities Maroc est aujourd’hui composé de trois institutions, à savoir l’Ecole marocaine des sciences de l’ingénieur (EMSI) qui est l’une des plus grandes écoles privées du Maroc avec plus de 4 500 étudiants, l’Université privée de Mundiapolis (près de 1 100 étudiants) et plus récemment l’Ecole d’architecture de Casablanca (près de 300 étudiants).
Ainsi, Honoris United Universities Maroc représente au total près de 6 000 étudiants, ce qui fait de nous, d’après les statistiques du ministère de l’enseignement supérieur, le premier réseau privé d’enseignement supérieur au Maroc.

Qu’est-ce qui a motivé ce regroupement ?
La vision fondatrice du réseau était de fusionner les savoirs et les pratiques d’institutions pionnières dans leurs pays pour former un nouveau profil de lauréats panafricains capables d’accompagner la transformation du continent. Nous croyons fermement que l’intelligence collaborative, la mobilité et l’agilité qui unissent nos institutions, nous permettront d’avoir un impact positif sur les communautés et sur nos étudiants.
Au Maroc, nous avons près de 45 000 étudiants dans l’enseignement supérieur privé, ce qui représente moins de 5% du total dans le supérieur. Un taux jugé inférieur aux objectifs du ministère de l’enseignement supérieur qui vise les 20% ou encore à la moyenne des pays à revenu intermédiaire qui est de 13%. Dans les pays développés, ce taux peut aller jusqu’à plus de 70%.
Le supérieur, au Maroc, a besoin d’investissements, que ce soit en termes de nouvelles infrastructures de formation, de développement de nouvelles filières, de développement de la recherche scientifique…Le privé peut contribuer au développement du supérieur. C’est ce qui motive notre regroupement.

Honoris a renforcé sa présence au Maroc avec trois établissements supérieurs depuis près d’un an. Comptez-vous en intégrer d’autres ?
Nous avons l’ambition de grandir. Notre réseau est ouvert à toute institution qui partage nos valeurs. Au Maroc, dès la prochaine rentrée, nous allons lancer l’EMSI Tanger. Sur le plan global, Honoris a l’ambition de s’ouvrir sur l’Afrique de l’ouest.
Ceci dit, notre préoccupation est de développer une excellence académique qui est au cœur de notre engagement à répondre aux aspirations de nos communautés.
En termes d’approche pédagogique, nous favorisons les compétences en matière de résolution de problèmes et la réflexion critique parmi nos étudiants. L’immersion professionnelle à travers les stages ou projets de fin d’études dans tous les cursus est essentielle pour préparer nos étudiants à être immédiatement opérationnels. La mise en place de laboratoires équipés aux normes professionnelles ou de centres de simulations permet un apprentissage pratique proche de la réalité. Les certifications professionnelles, l’apprentissage des langues et le développement d’expériences multi-pays renforcent leur compétitivité sur le marché du travail.

Le réseau compte plusieurs institutions avec plus de 58 campus comme vous l’avez signalé au départ. Y’a t-il des programmes d’échange pour vos étudiants ?
Tout à fait. Les programmes d’échange existent depuis un bout de temps. Nous avons des étudiants de l’Ecole d’architecture qui ont rejoint la Tunisie pour ses semestres d’étude, nous recevons également des étudiants étrangers dans nos établissements. La force de Honoris est que nous disposons également de bourses d’études pour faire des masters à l’étranger, notamment à l’EAC Paris.