ENSEIGNEMENT : Le master «Banque et marchés financiers» d’Attijariwafa bank séduit les étudiants

Attijariwafa bank, partenaire du master, apporte sa contribution en termes de locaux, de matériel, de cadres enseignants et de stages aux étudiants. Le taux d’insertion dépasse 95%. Outre les banques, les lauréats sont embauchés également par l’administration publique.

Le master international «banque et marchés financiers» porté par la fondation Attijariwafa bank, Banco Santander et la Fondation UCEIF (l’Université de Cantabria pour les études et les recherches dans le secteur financier), en partenariat avec deux grandes universités des deux côtés de la Méditerranée, à savoir l’Université Hassan II à Casablanca via sa Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales Aïn Chock et l’Université de Cantabria à Santander en Espagne, vient de fêter sa 8e promotion. Les 28 lauréats de cette cohorte ont reçu leur double diplôme marocain et espagnol, délivré respectivement par l’Université Hassan II et l’Université de Cantabria. Ce qui porte le nombre des diplômés depuis son lancement à 266 étudiants, dont 34% de Subsahariens. Il s’agit d’un master international, parfaitement adapté au marché financier marocain ou étranger. Et même s’il est inspiré du Master enseigné à l’Université de Cantabria en Espagne, la version marocaine n’est ni une duplication ni une délocalisation. En effet, le contenu de la formation a été conçu en tenant compte des réalités des systèmes bancaire et éducatif marocains et des besoins des banques nationales. Il a même été classé 2e meilleur master d’Afrique, pour la spécialité en question, par le magazine Jeune Afrique spécial Banques.

«Nous avons développé ce master en 2007 sous forme de convention entre 4 parties et nous en sommes à notre 4e accréditation nationale, sachant qu’une accréditation est valable pour 3 années», souligne le Pr Abdelouahed Alaoui Mdaghri, coordonnateur du master et directeur du laboratoire finance banque et gestion des risques à l’Université Hassan II. Il faut dire que chacune des parties apporte sa contribution pour le bon fonctionnement de ce master. Attijariwafa bank propose ses locaux internes aux étudiants et enseignants afin d’assurer la formation, en plus de tout le matériel technique et interactif nécessaire au déroulement des cours. En outre, la banque propose un stage rémunéré aux étudiants pendant 6 mois dans ses services, avec possibilité d’embauche. Des subventions sont aussi prévues par la banque. De leur côté, les universités marocaine et espagnole mettent à la disposition des étudiants leur corps professoral et leur ingénierie pédagogique. Mieux encore, Banco Santander et Attijariwafa bank  prennent en charge chaque année le voyage d’études de 12 à 15 étudiants les mieux classés, pour une concentration au sein de la cité financière de Banco Santander. Ce séjour d’immersion vise à permettre aux étudiants d’avoir une vision globale et concrète du fonctionnement de Banco Santander et d’élargir leurs horizons en vivant une expérience interculturelle basée sur les échanges avec les étudiants des autres pays. Par ailleurs, la Fondation UCEIF qui supporte l’organisation du master au Maroc, en contribuant à la souplesse de son fonctionnement, invite aussi des intervenants autres qu’espagnols comme c’est le cas d’un représentant de la salle de marché d’une banque en Angleterre qui a été invité pour assurer une formation au Maroc.

Par ailleurs, les cours sont dispensés aussi par des cadres de la banque Attijariwafa bank et par des professionnels marocains et étrangers. «Une fois diplômés, les lauréats affichent un taux d’insertion de 95%, les 5% restants ne chôment pas forcément. Ils se lancent à leur propre compte, dans des projets à caractère familial, quittent le Maroc pour s’installer ailleurs, ou encore poursuivent leurs études en vue de l’obtention d’un doctorat», précise M. Alaoui Mdaghri.

En tout cas, les lauréats sont embauchés aussi bien par des banques, des entreprises industrielles et commerciales, ou par l’administration publique (ministère des finances, Douane, Impôts…). Il y a lieu de souligner que le lancement de ce master rentre dans le cadre des actions de RSE d’Attijariwafa bank et, de facto, dans l’amélioration de son image de marque. Autrement dit, la banque ne s’engage pas à recruter automatiquement tous les lauréats de ce master. De par ses actions sociales, elle contribue surtout à son bon fonctionnement.