Zara crée de l’émulation

Le premier magasin Zara a effectivement ouvert ses portes à Casablanca le 26 mars. Les acheteurs sont venus en masse, à tel point que des queues se sont souvent formées à l’extérieur du magasin, n’hésitant pas à braver la pluie.
Mais si les consommateurs sont manifestement très heureux de ce gros investissement qui contribue à moderniser la distribution locale, quelques voix se sont élevées au sein de l’industrie textile pour critiquer l’arrivée des enseignes étrangères de prêt-à-porter sur le marché marocain, avons-nous appris auprès de certains industriels.
En fait, toute concurrence nouvelle crée des réflexes de repli. Toute concurrence profite bien sûr aux consommateurs mais également aux producteurs qui savent réagir.
Les enseignes étrangères de prêt-à-porter nous rappellent, malheureusement, qu’il n’y a pas suffisamment de marques marocaines dans ce créneau et que notre pays reste largement un pays de sous-traitance.
L’industrie textile marocaine est censée être essentiellement exportatrice, c’est-à-dire tournée vers des marchés extérieurs ouverts à la concurrence. Elle est censée être aguerrie et à l’affût de toute opportunité.
Si des investisseurs turcs envisagent de s’installer au Maroc, attirés par le récent accord de libre-échange avec les USA, on peut supposer que les entreprises marocaines seront encore plus nombreuses à s’y intéresser.
La concurrence est le maître mot de l’économie de l’avenir et le dernier mot doit revenir au consommateur