Une usine pour sortir 2 500 bus par an

tata motors prévoit d’investir 215 mdh

Au moment où les régies de transport urbain des grandes villes baissent le rideau pour céder la place à des opérateurs privés, le marché des autobus, lui, voit s’ouvrir des perspectives intéressantes. Mdina Bus a ouvert le bal en passant des commandes. Les Indiens de Tata Motors, filiale du groupe Tata, l’ont compris et anticipent sur le développement d’un marché local.
Ils viennent de soumettre au gouvernement, à travers leur filiale locale Hispano Maroc, un projet pour la création d’une usine de montage d’autobus. L’unité, qui nécessitera un investissement global de 215 millions de DH et créera quelque 2 500 emplois, sortira annuellement 2 500 autobus destinés aussi bien au marché local qu’à l’export. Tata Motors a même soumis un dossier à la commission interministérielle des investissements pour obtenir une aide de 125 DH/m2 pour l’acquisition du terrain, et 450 DH/m2 pour la construction des bâtiments. A cela s’ajouteront 10 millions de DH que l’Etat marocain apportera en contribution aux dépenses hors site nécessaires à la réalisation du projet.
Un tel projet ne peut qu’être le bienvenu en raison des emplois qu’il créera et il apportera un second souffle à l’industrie locale de la carrosserie et des poids lourds qui, depuis quelques années, donne l’impression de ronronner. Sinon, comment expliquer qu’avec 34 chaînes de montage d’autobus, autocars et autres, nos artères soient toujours parcourues par de vieilles épaves. Il est vrai qu’Hispano Maroc aura l’avantage d’être, à travers sa maison-mère, son propre fournisseur en groupes motopropulseurs (moteurs) et se garantira également un marché captif grâce au service après-vente et à la commercialisation de pièces de rechange.