Une délocalisation qui fait grincer des dents

Le numéro deux mondial de l’infogérance (externalisation de la gestion et l’administration de systèmes informatiques), l’américain EDS, accélère son déploiement au Maroc.

Le numéro deux mondial de l’infogérance (externalisation de la gestion et l’administration de systèmes informatiques), l’américain EDS, accélère son déploiement au Maroc. En effet, sa filiale hexagonale, EDS France, qui avait créé, en février 2007, une joint-venture avec la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG), initie depuis quelques semaines un mouvement de fermetures des sites de province tels ceux de Villeneuve-d’Ascq (Nord), Freyming-Merlebach (Moselle) et Lingolsheim (Bas-Rhin).

Ces fermetures profitent en partie au projet de montée en charge de la plate-forme créée à Rabat et dont l’effectif actuel de 70 personnes est appelé à atteindre 700 employés d’ici 2010. Cette joint-venture, contrôlé à 51% par EDS France, a commencé par l’outsourcing de la CDG en en récupérant, dans un premier temps, les ressources informatiques et en signant, ensuite, son premier contrat d’infogérance avec sa filiale d’intermédiation boursière Safabourse. L’étape suivante est d’utiliser cette plate-forme pour certains clients français de telle sorte à dépasser 70% du chiffre d’affaires en off-shoring dès 2009.

Le seul hic de ce projet c’est la montée au créneau des syndicats français, notamment la CFDT et SUD, qui se sont insurgés contre une telle stratégie. Déjà, lors d’un dernier Comité d’entreprise extraordinaire, les représentants syndicaux ont menacé de débrayer sur les sites concernés. Affaire à suivre !