TBS piégé par le retard de la loi sur l’Audiovisuel

Laloi sur la libéralisation du secteur audiovisuel a (trop ?) tardé à  voir le jour ! Attendue pour le premier trimestre 2004, elle en est au stade de l’adoption parlementaire.

Laloi sur la libéralisation du secteur audiovisuel a (trop ?) tardé à voir le jour ! Attendue pour le premier trimestre 2004, elle en est au stade de l’adoption parlementaire. Ce retard a quelque peu faussé les projets de Taoufik Bennani Smirès (TBS), ancien patron de 2M, qui avait pour ambition de mettre sur pied un ensemble multimédias dédié à la ville de Casablanca. Sous le nom générique de Vivacasablanca, il avait d’abord lancé, en juillet dernier, le portail vivacasablanca.com, avant d’enchaîner, en novembre, avec une revue trimestrielle, puis en mars 2004 avec un citymag mensuel. Las ! En l’absence de moyens financiers, il a dû suspendre aussi bien les deux titres que le portail.
Le plan stratégique de TBS comprenait également la création d’une chaîne TV et une radio de proximité également dédiés à la métropole. Le lancement de ces deux supports devait conférer à l’ensemble la taille critique nécessaire à sa viabilité, sachant que la presse et l’internet pris isolément ne pouvaient dégager que de faibles rentabilités. Fort d’une promesse audiovisuelle qui donnait à son projet un caractère global, TBS visait un renforcement de l’assise financière de son groupe par le biais d’une levée de fonds, ce qui supposait d’ouvrir le capital à de nouveaux actionnaires.
Le retard pris par la loi en a décidé autrement. Privés de l’adossement audiovisuel, les deux titres et le portail ont perdu leur attractivité aux yeux des investisseurs potentiels. TBS s’est donc retrouvé à supporter, seul, les charges inhérentes à ses projets -début 2004, le besoin en financement atteignait déjà 2 MDH. Il a donc décidé d’attendre des jours meilleurs