Plasturgistes vs Chaà¢bi : acte II

ils dénoncent à  nouveau la protection dont bénéficierait la snep

Aumoment où ses déboires avec l’Etat au sujet du foncier public prennent de l’ampleur, le patron d’ Ynna holding, Miloud Chaâbi, se retrouve à devoir lutter sur un autre front : celui de la plasturgie. Depuis longtemps, il est en litige avec ses confrères au sujet des droits de douane sur le PVC, que certains industriels qualifient de «protection délibérée» au bénéfice de la SNEP, rachetée par le groupe à la faveur des privatisations.

Les frictions avaient même poussé M. Chaâbi a démissionner de l’Association marocaine de la plasturgie au début de 2008. La goutte qui a fait déborder le vase a été le conflit au sujet de la baisse des droits de douane (25 à 17,5%) recommandée par les pouvoirs publics et que les industriels trouvaient insuffisante. Depuis, les choses se sont calmées jusqu’à la mi-juillet. Profitant de la conjoncture, les acteurs majeurs de la plasturgie sont revenus à la charge.

Dans la semaine qui a suivi la démission de M. Chaâbi de la fédération de la promotion immobilière, des correspondances ont été envoyées au Premier ministre, aux trois ministres concernés et à la douane pour remettre le dossier sur le tapis. En plus de rappeler, bien sûr, le caractère injuste du maintien des droits de douane à 17,5% (au lieu des 10% demandés) sur le PVC, le courrier signale que même cette décision, prise en février 2008, n’est toujours pas entrée en application.

En d’autres termes et sur le plan opérationnel, les importateurs de PVC continuent encore de payer les 25% de droits.
Ce réveil des industriels aurait pu passer pour un simple épisode dans la bataille entre la SNEP et ses concurrents. Sauf qu’il intervient à un moment pas comme les autres. Les industriels espèrent-ils profiter du ras-le-bol de l’Etat envers Miloud Chaâbi pour faire entendre leur cause ?.