Mustapha Mansouri débarqué manu militari ?

Il est revenu sur ses engagements.

Rien ne va plus au RNI. La trêve conclue entre le président Mustapha Mansouri et le groupe des réformateurs menés par le ministre des finances, Salaheddine Mezouar, aura été de courte durée. Mercredi 7 octobre, en effet, au terme de réunions marathoniennes, le président Mansouri avait finalement signé un protocole d’accord en vertu duquel il confiait expressément à M. Mezouar la tâche de diriger les instances du parti, de veiller à l’application des décisions prises et de préparer une réunion du Conseil national.
Mardi 13, Salaheddine Mezouar convoquait une réunion du bureau exécutif comme le lui confèrent ses nouvelles prérogatives. Le soir même, coup de théâtre : M. Mansouri envoyait, lui aussi une convocation, aux membres du bureau, en spécifiant que SA convocation à lui annule celle qu’ils avaient reçue auparavant et en insistant sur le fait qu’il est toujours le président du RNI. En somme, il résiliait de facto l’accord passé une semaine auparavant.
Il n’en fallait pas plus pour irriter les membres du groupe des réformateurs qui avaient déjà dû subir une volte-face de Mansouri mercredi 7 et l’avaient obligé à revenir à la raison.
Mercredi 14, on se dirigeait vers un plan alternatif. Objectif : destituer le président et il faut pour cela réunir le Conseil national. Ce dernier ne pouvant être tenu que sur demande du président ou à la demande des 2/3 de ses membres, les réformateurs ont entrepris de réunir les 534 signatures nécessaires pour saisir le président à ce sujet.
Si le président ne répond pas dans un délai de 15 jours, les membres du conseil peuvent légalement se réunir. Mansouri ayant perdu ses alliés, on devine la suite…