Ministres privés de vacances

ils rendront leur copie à la rentrée
Les orientations du discours du Trône : autant de devoirs de vacances pour certains ministres.

C’est sûr, certains ministres et hauts fonctionnaires n’auront pas de vacances cette année. Et pour cause, le Souverain, dans son dernier discours du Trône, a interpellé (pour ne pas dire sommé) plusieurs départements, soit sur des projets de textes qui dorment, soit sur des idées nouvelles. Le fait est qu’ils devront réfléchir et venir à la rentrée avec du concret. C’est le cas notamment de l’enseignement et de l’éducation nationale.
Habib El Malki, en charge de ce département, devra plancher pendant ce qui reste du mois d’août sur la mise en place de la Commission permanente prévue par la Charte de la COSEF. Laquelle commission devra, dès la rentrée 2003-2004, commencer ses travaux pour qu’une réforme des programmes scolaires soit effective dès la rentrée 2004-2005. L’invite est, certes, bien emballée, mais cela a tout l’air d’être un ultimatum. Il faut dire que pour M. El Malki, la rentrée était déjà placée sous le signe du renouveau puisqu’il avait pris, il y a quelques jours, une batterie de mesures comme l’instauration de l’uniforme dans les écoles publiques. Omar Azziman, président du Conseil consultatif des droits de l’Homme, lui non plus, ne risque pas de partir bronzer dans son Nord natal. Il lui a été demandé, pour sa part, d’élaborer un projet de charte nationale des droits et obligations du citoyen.
Ahmed Taoufik, ministre des Habous et des affaires islamiques, devra potasser, quant à lui, un plus vaste sujet, celui de la refonte et du renouvellement du Conseil supérieur et des conseils régionaux des oulémas. Et pour finir, Taoufik Hjira, en charge du Logement et de l’urbanisme, passera à coup sûr son été sur les bidonvilles. Mais il semble s’être déjà attelé à la tâche puisqu’il a travaillé tout le week-end qui a suivi le discours. Rendez-vous en septembre pour l’oral.