Majorité : un député PAM sème la zizanie

Il attaque le Code de la route pour lequel il avait voté.

Le député Tahar Chakir a semé la zizanie au sein de la majorité, entraînant, en cette période électorale, une suspicion aux relents persistants. Mercredi 21 avril, en matinée, au sein de la première Chambre, le groupe parlementaire Rassemblement et authenticité formé par les députés du RNI et du PAM tient sa réunion. Objet : la discussion des questions orales qui seront posées au membre du gouvernement durant la séance de l’après-midi. Tahar Chakir, député PAM,  premier vice-président du groupe, mais également syndicaliste, soumet une question relative au projet de Code de la route. Ses pairs ne voient pas la démarche d’un bon œil. Ils font partie d’une majorité qui a voté en faveur du projet, lors de la session d’automne, et considèrent le débat clos à leur niveau. La question est donc pliée et sera remplacée par une autre relative à la grève du transport et à ses conséquences. Tahar Chakir s’engage sur le principe.
Surprise. Lors de la séance des questions orales, le député, oublieux de ses promesses, attaque de manière virulente le projet de Code et donne même à Karim Ghellab, ministre du transport, un ultimatum pour retirer le projet du Parlement dans les 15 jours. Ulcéré, Abdelaziz Alaoui Hafidi, député RNI et président du groupe, quitte la salle.
Dans les rangs du RNI c’est la stupeur. Serait-ce le prélude à un divorce provoqué et voulu par le PAM ou un simple coup de tête de Chakir ? Les députés du PAM, ainsi que les poids lourds du parti, passeront les jours suivants à essayer de colmater les brèches, aussi bien vis-à-vis du RNI que de l’Istiqlal, mais le doute subsiste encore… Le ver de la scission serait-il dans le fruit de la majorité ?