Low-cost : Il faut d’abord réformer nos aéroports

Les pouvoirs publics ont décidé d’ouvrir enfin le ciel à la concurrence. C’est une bonne chose. On a lu également, dans votre précédent numéro, que la RAM comptait créer sa propre compagnie low-cost. Mais tout cela n’a aucune chance d’aboutir si on ne réforme pas la principale pièce maîtresse du dispositif : les aéroports. Aujourd’hui, si les compagnies low-cost mondialement connues arrivent à proposer des tarifs bas c’est grâce aux gains de productivité et de coûts qu’elles réalisent à terre. Les responsables de la RAM sont bien placés pour savoir qu’une grande partie des coûts est due aux opérations à terre. Or, aujourd’hui, les aéroports marocains ne sont pas en mesure de proposer des prestations rapides et performantes pour faire gagner du temps et de l’argent aux compagnies aériennes. C’est par là qu’il faudrait commencer messieurs.