L’ONE fait cavalier seul

Désagréable. Telle fut la surprise des opérateurs économiques de la zone industrielle de Aïn Sebâa, à Casablanca, auxquels on a annoncé, lundi 3 novembre dans l’après-midi, que le courant allait être interrompu dans un très bref délai (une heure après l’annonce).

Si, techniquement, le délestage en question se justifie, notamment en raison des travaux de maintenance sur la deuxième ligne d’interconnexion avec l’Espagne, c’est le retard pris pour en faire l’annonce qui prête à questionnement.

En effet, l’Espagne avait bel et bien, et depuis un certain temps, averti l’ONE de la date des travaux. Ce dernier, qui a pour responsabilité d’en informer régies, concessionnaires et clients finaux, n’a pourtant rien communiqué.

Pire. Alors que des commissions multipartites existent entre l’office, le département de l’Energie et celui de l’Intérieur, ces deux derniers n’ont été informés de l’imminence de la coupure que le vendredi 31 octobre.

A quel jeu joue l’ONE, office placé sous la tutelle de l’Energie ? La question se pose. A l’heure où le Maroc s’est engagé dans un plan national d’action prioritaire en matière d’énergie, l’on a l’impression que l’office fait cavalier seul. Ce ne serait pas la première fois.

En mars 2007, l’office, à travers des informations divulguées à la presse, faisait état de coupures de courant probables en 2008. La tutelle était alors tombée des nues.