Loi de finances : un budget très social

credits conséquents pour l’éducation et la santé

Déposé au Parlement le mercredi 22 octobre, après son adoption en conseil des ministres, le projet de Loi de finances pour 2009 fait la part belle à l’investissement, en particulier dans le domaine social. Le secteur éducatif concentre à lui seul 46 milliards de dirhams, suivi par la santé avec 10 milliards de dirhams.

Le département de l’équipement et des transports se voit, lui, attribuer une enveloppe de 7,8 milliards de dirhams. Mais c’est l’Intérieur, après l’Education nationale, qui reçoit le plus gros budget avec 16,8 milliards de dirhams. En y ajoutant les investissements des établissements et entreprises, et les contributions du Fonds Hassan II, la cagnotte se monte à quelque 135 milliards de dirhams.

En gros, l’investissement représente 35 % du budget 2009, et les montants alloués aux secteurs sociaux 55% du même budget.

Les dépenses de fonctionnement, elles, augmenteront de 21,4% à 150,8 milliards de dirhams. Les dépenses du personnel s’établissent à 75,6 milliards de dirhams (+ 13%) et la cotisation patronale de l’Etat à la CMR à 10,8 milliards de dirhams. L’enveloppe allouée à la compensation se chiffre à 32,9 milliards de dirhams, en baisse de 3,2% par rapport à 2008.

Côté recettes, la progression est tout aussi importante, sinon plus. Globalement, les ressources du Trésor augmentent de 23,7% à 295,5 milliards de dirhams. La hausse provient surtout des recettes fiscales. Les impôts directs devraient en effet augmenter de 25,5% à 57,8 milliards de dirhams, portés notamment par l’IS qui progresserait de 45% à 42,7 milliards de DH.

Quant aux impôts indirects, ils enregistre- ront une évolution de 20,3% à 62 milliards de DH, «boostés» notamment par le bon comportement de la TVA. Avec des charges globales s’élevant à 308 milliards de dirhams, le déficit est donc de 13 milliards de DH, soit 2,9% du PIB.