lobbying

Contrat-programme :
les cabinets d’ingénierie s’y mettent à leur tour

Décidément, par les temps qui courent, il est difficile de contenter tout le monde. En effet, La Vie éco a appris que, suite à la récente signature du contrat-programme entre la Fédération nationale des bâtiments et travaux publics (FNBTP) et le gouvernement, une autre corporation, en l’occurrence la Fédération marocaine des cabinets d’ingénierie (FMCI), est montée au créneau pour solliciter, à son tour, des réformes similaires.
Ainsi, les cabinets d’ingénierie s’activent auprès du ministère de l’Equipement pour adopter, parallèlement au système d’agrément-qualification déjà en vigueur, le principe de classification. Ce dernier qui sera généralisé, conformément au contrat-programme du secteur du BTP, à l’ensemble des ministères, collectivités locales et établissements publics, vise à améliorer la structure et moderniser la gestion des entreprises affiliées à la FNBTP qui y adhéreront (un total de 5 000 d’ici à 2007). La FMCI, quant à elle, y voit un moyen efficace pour favoriser la spécialisation et la structuration de son métier souffrant, semble-t-il, d’un émiettement (430 cabinets à fin 2003 contre moins de 100 à la fin de la dernière décennie) qui tire à la baisse le seuil de la qualité minimale requise.
L’autre doléance de la FMCI concerne le bannissement, dans le cadre des règlements des consultations d’octroi des marchés publics, de la pratique de l’ouverture simultanée des offres techniques et financières, qui ne profite pas toujours au mieux-disant et partant à la qualité de la prestation. C’est précisément l’esprit du deuxième axe du contrat dont a bénéficié la FNBTP. Et c’est pourquoi aussi les autorités auront davantage de mal à rester insensibles au lobbying en cours de son homologue de l’ingénierie