L’Instance de prévention de la corruption arrive

Annoncée par le gouvernement Jettou début 2007, créée par décret en mars dernier, dans le cadre d’un programme multimesure en la matière, l’Instance centrale de prévention de la corruption verra le jour avant la fin de l’année, selon des sources gouvernementales. Elle sera placée sous la tutelle directe du Premier ministre. Tous les détails sont quasiment bouclés et, selon des sources officieuses, c’est Abdessalam Aboudrar, directeur général adjoint de la CDG et actuel président de la commission de lutte contre la corruption à la CGEM, qui est pressenti pour en prendre la présidence. L’homme est connu pour son engagement depuis de longues années auprès de l’antenne marocaine de l’ONG Transparency. 39 membres siégeront à ses côtés dont le wali de Diwan Al Madhalim, des représentants de 15 ministères, du groupement des banques, du patronat, du syndicat de la presse, de la société civile ou encore des chercheurs dans le domaine. Parmi ses missions, la coordination, la supervision et le suivi de la mise en place des politiques gouvernementales liées au sujet, de même qu’elle est habilitée à exiger des administrations toute information pouvant l’aider dans son travail ou encore à faire des propositions pour compléter l’arsenal législatif en la matière. La première sortie officielle de cette nouvelle instance se fera lors de la deuxième session de la Conférence des pays parties de la Convention de l’Onu contre la corruption qui se tiendra le 28 janvier prochain à Nusa Dua en Indonésie.