Les visées de la CDG sur la Corniche de Casa

Le projet d’aménagement de la Corniche de Casablanca, piloté par la Sonadac, continue d’aiguiser les appétits malgré les déboires qu’il a connus suite à la défection d’une entreprise qui avait été désignée pour sa réalisation, en 2000. Depuis quelques mois, les professionnels attendent que la direction de la Sonadac lance, comme elle l’avait promis, un deuxième appel d’offres pour redémarrer le chantier, surtout que le terrain en question est déjà à moitié viabilisé. La bande de 13 hectares qui s’étend entre la mosquée Hassan II et le phare d’El Hank doit seulement être lotie pour être, ensuite, commercialisée.
Or, selon des sources concordantes, à la Sonadac, la CDG, qui est en même temps un des actionnaires de la société, entend reprendre ce projet pour son propre compte, ce qui expliquerait, selon certains, le retard pris par l’appel d’offres. Le problème, selon un responsable à la Sonadac, est qu’à ce jour «la Sonadac continue de recevoir des propositions de la part d’opérateurs internationaux».
Auprès de la direction de la communication à la CDG, on reconnaît, certes, «un intérêt certain pour le projet, mais il n’y a rien de définitif». Cela dit, rien n’empêche aujourd’hui la CDG de faire une offre au même titre que les autres développeurs car, comme l’explique un responsable à la Sonadac, cette dernière «reste ouverte à toutes les propositions qui relanceraient le projet sur des bases plus saines»