Les politiques se mettent à  la com’

Les législatives de 2007 seront placées sous le signe de la com. Depuis quelques jours, une dizaine d’agences de publicité s’activent pour décliner en concepts marketing et publicitaires les messages que les partis veulent passer au public, en vue de récolter les voix de l’électorat. On apprend ainsi que l’Istiqlal a confié sa campagne de communication à l’agence Saga, que l’Usfp s’est attaché les services de l’agence Capricorn (groupe Saga), que le Mouvement populaire a sollicité Mosaïk pour vanter les charmes du parti et que le PJD a préféré s’en tenir à la proximité en optant pour l’agence Ciel à Rabat. Même le PSU n’a pas résisté à la tentation : il a approché Alif communication.

Qu’est-il demandé à ces communicators ? Dans l’ensemble, ils devront définir une stratégie de communication qui aboutira à des thématiques de campagne, des messages-clés à distiller et un slogan à marteler. Le tout, soutenu par la conception des visuels et la confection de supports. Et la réalisation ? Deux camps existent, les partis qui préfèrent qu’on leur livre le résultat de l’effort intellectuel, à charge pour eux de confier le travail d’impression et d’enregistrement audiovisuel à des prestataires de leur choix. C’est le cas, entre autres de l’Istiqlal et l’Usfp. L’autre camp est celui des partis qui demandent une prestation complète, préférant avoir affaire à un seul interlocuteur. Coût de ces campagnes ? Les agences contactées par nos soins insistent, pour la plupart, sur le fait que le volet intellectuel (stratégie, création, conception…) ne sera pas facturé ou le sera à un prix symbolique. En revanche, et c’est normal, les prestation externes (impression, achat d’espace média…) ont un prix. Petites suggestions : com’ pour com’, pourrions-nous suggérer aux partis de réfléchir à de nouveaux logos ? Les actuels sont pour le moins… ringards.