Les pêcheurs donnent un coup de main à  l’armée

Aux divers trafics sévissant au large de nos provinces du sud (contrebande, drogue, immigration clandestine), s’ajoute aujourd’hui le risque terroriste, et notamment celui du trafic d’armes. Pour y faire face, gendarmerie, marine royale et armée de terre ont joint leurs efforts pour la surveillance des côtes atlantiques sud. Mais il semble que les moyens soient encore insuffisants. C’est en ce sens que l’état- major des Forces armées royales a demandé l’aide des navires de pêche.

En effet, le général Abdelaziz Bennani s’est réuni le mercredi 18 juillet à Agadir avec des armateurs de pêche hauturière, en présence du secrétaire général du département des pêches ainsi que des hauts gradés de l’armée. Objectif : demander aux armateurs de pêche hauturière de mettre à la disposition des militaires une dizaine de navires pour des périodes de dix jours durant toute l’année, en vue de renforcer le dispositif de surveillance des côtes et des eaux territoriales. Quatre militaires armés et équipés de moyens de surveillance et d’appareils de vision nocturne seront embarqués à bord de chaque navire. Lesquels navires seront cantonnés dans une bande qui longera la côte sur une largeur de huit miles (15 km), et se prolongera vers le large sur une distance de 25 miles (45 km) au niveau du parallèle 21°30’ Nord.

S’ils ont répondu par l’affirmative, les armateurs ont proposé, au lieu d’un roulement de dix bateaux tous les dix jours, de recourir aux navires appartenant aux sociétés en liquidation et qui sont en arrêt au port d’Agadir. Pour leur mise en service, les armateurs ont proposé également la création d’un fonds alimenté par un prélèvement qui serait opéré sur chaque kilo de poulpe vendu. Si le principe de l’aide est acquis, l’armée n’avait toujours pas, début août, donné son avis sur les propositions des armateurs.