Les notaires à  l’assaut du Parlement

Les élections de 2007 auront à coup sûr une saveur spéciale. En plus des recompositions du champ politique, implosions ou naissances de partis et intrusion en force de la société civile dans la sensibilisation, les professions libérales comptent se joindre à la mêlée. C’est ainsi que le président de la Chambre du notariat moderne au Maroc, Fayçal Benjelloun, a appelé récemment ses confrères à se présenter «massivement» aux élections de septembre 2007 et à essayer de décrocher le maximum de sièges au Parlement. Aujourd’hui, pas un seul notaire ne siège dans les deux Chambres.

«Cela nous permettra d’augmenter notre force de pression», souligne Me Benjelloun. Ce dernier a non seulement poussé ses confrères à présenter leurs candidatures aux législatives, mais il les a même assurés du soutien de son instance dans toutes les régions. «Peu importe les partis choisis, puisqu’ils refléteront les convictions politiques de chaque candidat», explique-t-il.

En somme, l’essentiel est d’avoir des relais d’opinion au sein de l’hémicycle et surtout un soutien quand il s’agira de faire passer les textes concernant la profession. Un choix qui n’est pas dénué de logique puisque, aussi puissante soit-elle, la profession notariale attend impatiemment la sortie d’un nouveau texte en souffrance depuis plusieurs années au Secrétariat général du gouvernement et au ministère de la justice.